En amont des midterms, le cercle rapproché de Trump se réduit
Plus d'un responsable confirmé par le Sénat sur neuf a quitté l'administration Trump depuis janvier 2025, soit deux fois plus que lors de son premier mandat. L’article En amont des midterms, le cercle rapproché de Trump se réduit est apparu en premier sur Le Grand Continent..
Depuis janvier 2025, début du deuxième mandat de Donald Trump, plus d'un responsable confirmé par le Sénat sur neuf a quitté son poste, selon les données compilées par l'ONG Partnership for Public Service. Cela représente un taux de départ de 11,4 % en 18 mois, soit le double de celui observé lors de son premier mandat (5,6 %). Parmi les 27 responsables partis, on compte trois secrétaires d'État, ainsi que les dirigeants de grandes agences fédérales comme les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), l'Agence des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) et l'IRS (service des impôts américain). Cette vague de départs s'accélère depuis quelques mois, avec au moins huit proches collaborateurs de Trump ayant annoncé leur départ ces dernières semaines. Ces chiffres illustrent une instabilité croissante au sein de l'administration Trump, bien plus marquée qu'en 2017-2021.
Parmi les personnalités clés ayant quitté l'administration Trump figurent des figures proches du président, comme Karoline Leavitt, ancienne porte-parole, James Braid, directeur des affaires législatives, et David Warrington, principal conseiller juridique. D'autres départs concernent des responsables moins médiatisés mais tout aussi importants, comme Andy Baker (conseiller adjoint à la sécurité nationale), Abigail Jackson (attachée de presse adjointe) ou Emily Underwood (adjointe du chef de cabinet). Ces départs s'expliquent en partie par la perspective des élections de mi-mandat (midterms) de novembre 2026, qui pourraient voir une victoire des démocrates. La faible popularité de Trump et l'incertitude politique rendent le recrutement de nouveaux collaborateurs plus difficile, surtout pour des postes nécessitant une expertise confirmée.
Cette réduction du cercle rapproché de Trump pourrait perturber le fonctionnement de la Maison-Blanche, déjà marqué par des normes de gouvernance différentes de celles du premier mandat. L'équipe actuelle est réduite à une poignée de fidèles, avec Susie Wiles, cheffe de cabinet, jouant un rôle central dans la gestion des conflits et le filtrage des accès au président. Un autre signe de cette instabilité est le sous-effectif du Bureau du Personnel, chargé du recrutement : il ne comptait que 9 employés au 1er juillet 2026, contre 17 sous l'administration Biden et 30 % de moins que lors du premier mandat de Trump. Cette situation pourrait compliquer la mise en œuvre de l'agenda législatif de Trump, notamment si les républicains perdent le contrôle de la Chambre des représentants ou du Sénat lors des midterms.
Les élections de mi-mandat (*midterms*) de novembre 2026 sont un enjeu majeur pour Trump, car elles pourraient renforcer ou affaiblir son pouvoir politique. Une défaite des républicains pourrait limiter sa capacité à faire adopter des lois, ce qui expliquerait en partie la précipitation de certains départs. Par exemple, James Braid, directeur des affaires législatives, a joué un rôle clé dans l'adoption du *« One Big Beautiful Bill Act »*, une loi majeure du deuxième mandat de Trump. Son départ en septembre 2026 laisse un vide difficile à combler, d'autant plus que les postes vacants nécessitent des profils expérimentés, difficiles à recruter dans un contexte politique incertain. Cette situation reflète une administration fragilisée, où les démissions s'ajoutent aux tensions internes.

