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Généraliste

Le gouvernement Trump va assouplir les normes d’économie de carburant

Le Devoir · mis à jour il y a 16 j

Les mesures concerneraient la pollution générée par les voitures et les véhicules utilitaires légers..

Nouveaux assouplissements prévus

Le gouvernement de Donald Trump prévoit de publier lundi 28 septembre 2026 de nouvelles normes concernant la consommation de carburant pour les voitures et les véhicules utilitaires légers aux États-Unis. Ces règles, moins strictes que celles en vigueur, visent à réduire les exigences réglementaires imposées aux constructeurs automobiles en matière de pollution et d’efficacité énergétique. Selon le président Trump, ces assouplissements permettraient de « mettre fin au gaspillage lié à la construction de voitures aux États-Unis » et d’économiser « des milliers de dollars » pour les familles américaines lors de l’achat d’un véhicule neuf, tout en stimulant la production automobile nationale. Ces déclarations s’inscrivent dans une politique plus large de réduction des contraintes pour les constructeurs.

Comparaison des normes

Les nouvelles normes proposées par l’Administration nationale de la sécurité routière (NHTSA, une agence fédérale américaine) fixent la moyenne sectorielle de consommation de carburant des véhicules légers à environ 34,5 miles par gallon pour l’année-modèle 2031. Cette valeur est bien inférieure à celle prévue par les règles mises en place par l’administration précédente de Joe Biden, qui prévoyait 50,4 miles par gallon pour la même année. Une mile par gallon (mpg) correspond à la distance parcourue par un véhicule avec un gallon d’essence, un indicateur clé pour mesurer l’efficacité énergétique d’une voiture. Les normes définissent donc la performance minimale que les véhicules neufs doivent respecter en matière de consommation.

Contexte politique et économique

Cette décision s’inscrit dans la continuité des promesses de Donald Trump de supprimer les politiques encourageant les véhicules électriques. Depuis son retour à la présidence, il a déjà assoupli les règles sur les émissions des véhicules, abrogé des amendes pour les constructeurs ne respectant pas les normes fédérales, et supprimé les crédits d’impôt pouvant atteindre 7 500 dollars américains pour l’achat de véhicules électriques. Parallèlement, le prix moyen d’une voiture neuve aux États-Unis a dépassé 50 089 dollars en août 2026, un niveau record. Le prix de l’essence a également augmenté, atteignant en moyenne 4,47 dollars le gallon début septembre 2026, contre 4,09 dollars un mois plus tôt, en raison notamment des tensions géopolitiques entre les États-Unis et l’Iran.

Réactions des constructeurs

Les constructeurs automobiles américains, comme General Motors, Stellantis et Ford Motor, n’ont pas encore réagi officiellement à cette annonce. Le gouvernement et ces entreprises soutiennent que ces nouvelles règles permettront aux Américains d’accéder à une plus large gamme de véhicules à essence, plus abordables pour eux. Selon le gouvernement, ces assouplissements stimuleront la production locale et offriront aux consommateurs des options adaptées à leurs besoins et à leur budget, sans imposer de contraintes technologiques coûteuses.

Critiques des écologistes

L’annonce a immédiatement suscité des critiques de la part d’associations écologistes. Dan Becker, directeur de la campagne « Safe Climate Transport » du Center for Biological Diversity, a qualifié cette réglementation d’irresponsable, affirmant qu’elle « ignorait la faisabilité des technologies propres » et les millions de voitures déjà économes en carburant en circulation. Il a également souligné que les consommateurs paieraient le prix de ces assouplissements, notamment à la pompe, tandis que les entreprises du secteur pétrolier et automobile en profiteraient. Katherine García, directrice de la campagne « Clean Transportation for All » du Sierra Club, a ajouté que des voitures moins économes en carburant entraîneraient des dépenses supplémentaires en essence et une pollution accrue.

Ce que ça pourrait changer

Les normes de 2024, mises en place sous l’administration Biden, avaient été estimées par la NHTSA comme permettant d’économiser **14 milliards de gallons d’essence** d’ici 2050. Bien que ces véhicules économes en carburant coûtent plus cher à l’achat, les économies réalisées sur le long terme grâce à une consommation réduite compensaient largement ce surcoût. La NHTSA avait également indiqué que ces règles amélioreraient la qualité de l’air en réduisant les émissions polluantes. Les nouvelles normes, moins strictes, remettent en cause ces bénéfices environnementaux et économiques à long terme.

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