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Le sort d’Infantino doit être scellé par les urnes, insiste le patron du soccer africain

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 20 j

Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a rencontré celui de l'UEFA..

Crise à la FIFA

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, est au cœur d’une crise majeure. L’instance dirigeante du football mondial est divisée sur sa gestion, notamment après une proposition controversée en été 2026 visant à ouvrir la FIFA à des investisseurs privés. Cette idée a provoqué une vague de contestations parmi les dirigeants du football. Six fédérations arabes, dont cinq africaines, ainsi que la Confédération africaine de football (CAF), soutiennent toujours Infantino. Cependant, plusieurs autres confédérations, comme l’UEFA (Europe), la CONCACAF (Amérique du Nord et centrale) et l’AFC (Asie), exigent son départ. La situation s’envenime à quelques mois des prochaines élections présidentielles de la FIFA, prévues en mars 2027 à Rabat, au Maroc.

Position de la CAF

Patrice Motsepe, président de la CAF, a pris position en faveur de Gianni Infantino lors d’une interview à la chaîne britannique Sky News. Il a insisté sur le fait que toute contestation envers le président de la FIFA devait passer par les procédures démocratiques prévues par l’instance. Selon lui, si des membres souhaitent son départ, ils doivent suivre la voie des élections et laisser les 211 associations membres de la FIFA voter. Motsepe a également rappelé que des élections sont prévues en 2027 et qu’il est préférable d’attendre ce processus plutôt que de chercher à destituer Infantino par d’autres moyens. La CAF, qui représente les fédérations africaines, a officiellement soutenu Infantino malgré les tensions au sein du football mondial.

Soutien des fédérations arabes

Six fédérations arabes de soccer ont exprimé leur soutien total à Gianni Infantino dans un communiqué commun. Parmi elles figurent le Maroc, coorganisateur de la Coupe du monde 2030, le Qatar, l’Égypte, la Mauritanie, le Liban et le Soudan. Ces fédérations ont réaffirmé leur confiance en la direction d’Infantino et salué ses efforts pour développer le football à l’échelle mondiale. Elles ont également souligné son engagement à renforcer le rôle du sport dans le rapprochement des peuples et des communautés. Ce soutien s’ajoute à celui de la CAF, mais contraste avec les positions critiques de plusieurs autres confédérations, notamment en Europe et en Asie.

Opposition à Infantino

Plusieurs confédérations et fédérations nationales s’opposent fermement à la présence de Gianni Infantino à la tête de la FIFA. L’UEFA, qui représente les fédérations européennes, a même menacé de boycotter les compétitions organisées par la FIFA tant qu’Infantino restera en poste. Cette position est également soutenue par la CONCACAF et l’AFC. Récemment, la Fédération irlandaise a retiré son soutien à Infantino, rejoignant ainsi les fédérations anglaise et galloise, qui ont adopté la même position. Ces divisions au sein du football mondial reflètent les tensions autour de la gouvernance d’Infantino et de ses projets, perçus comme controversés par une partie des acteurs du secteur.

Ce que ça pourrait changer

Les prochaines élections pour la présidence de la FIFA sont prévues en mars 2027 à Rabat, au Maroc. Ces élections seront décisives pour l’avenir de Gianni Infantino, dont le mandat actuel est vivement contesté. Pour être élu ou réélu, un candidat doit obtenir la majorité des voix parmi les 211 associations membres de la FIFA. La bataille s’annonce serrée, car plusieurs confédérations, comme l’UEFA, ont déjà exprimé leur opposition à Infantino. Patrice Motsepe, président de la CAF, a appelé à la prudence et à respecter le processus électoral, malgré les pressions pour une destitution immédiate. Les prochains mois seront donc cruciaux pour déterminer si Infantino pourra conserver son poste ou s’il sera remplacé.

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