Élections au Québec : où seront les chefs?
En ce septième jour de campagne, les chefs parleront d’éducation, d'infrastructures et d’accès à la propriété..
En ce septième jour de la campagne électorale québécoise de 2026, les chefs des principaux partis politiques se déplacent à travers la province pour rencontrer les électeurs et présenter leurs propositions. Les thèmes abordés ce jour-là incluent l'éducation, les infrastructures et l'accès à la propriété. Cette campagne suit un format classique où les leaders parcourent les régions pour promouvoir leurs idées et mobiliser leurs partisans. Les partis en lice sont la Coalition Avenir Québec (CAQ), le Parti Québécois (PQ), le Parti libéral du Québec (PLQ), Québec solidaire (QS) et le Parti conservateur du Québec (PCQ).
Christine Fréchette, cheffe de la CAQ, commence sa journée à Québec avec une conférence de presse, puis visite une résidence pour personnes âgées à Saint-Augustin-de-Desmaures. Elle participe ensuite à un dîner militant à Saint-Raymond avant de se rendre à Trois-Rivières pour une visite au refuge la Halte Douceur. Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ, tient un point de presse à Saint-Jérôme sur l'éducation, puis se rend à Mont-Laurier pour un dîner militant et à Val-d’Or pour une rencontre avec ses partisans. Charles Milliard, chef du PLQ, donne des entrevues en Mauricie, annonce des mesures sur les infrastructures à Louiseville et rencontre des travailleurs à Trois-Rivières avant un rassemblement à Shawinigan. Ruba Ghazal, porte-parole de QS, présente une mesure sur l’accès à la propriété à Saint-Jérôme et lance un local électoral à Montréal. Éric Duhaime, chef du PCQ, tient des conférences de presse à Québec et Saint-Nicolas avant une soirée avec les élus de Bellechasse.
Les chefs des partis mettent en avant des enjeux variés pour capter l’attention des électeurs. La CAQ, dirigée par Christine Fréchette, aborde les infrastructures avec un projet controversé de troisième lien, un pont autoroutier à l’est de Québec et Lévis, long de plusieurs kilomètres et plus élevé que le pont Golden Gate de San Francisco. Ce projet soulève des inquiétudes auprès de l’UNESCO, qui n’a pas été officiellement informée des répercussions patrimoniales sur le Vieux-Québec, classé au patrimoine mondial. Le PQ, avec Paul St-Pierre Plamondon, se concentre sur l’éducation, tandis que le PLQ, mené par Charles Milliard, met en avant des annonces sur les infrastructures et l’accès à la propriété. Québec solidaire, représenté par Ruba Ghazal, propose des mesures pour faciliter l’achat d’une résidence. Le PCQ, avec Éric Duhaime, axe sa campagne sur des thèmes plus conservateurs.
La circonscription de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, traditionnellement considérée comme un baromètre électoral, attire l’attention des partis. Cette région est marquée par la présence de la Fonderie Horne, dont les émissions polluantes sont un sujet de préoccupation pour les habitants. Les électeurs de cette circonscription, encore indécis, sont courtisés par tous les partis, bien que deux d’entre eux n’aient pas encore choisi leurs candidats. Cette situation illustre l’importance des enjeux locaux dans une campagne électorale provinciale.
Le Parti conservateur du Québec (PCQ) est confronté à une polémique impliquant son candidat dans la circonscription de Brome–Missisquoi, David Alarie. Ce dernier a tenu des propos controversés en 2020 et 2021, notamment sur les réseaux sociaux, où il suggérait que les Québécois opposés aux mesures sanitaires devraient être euthanasiés. Alarie a présenté des excuses publiques, reconnaissant que ses commentaires étaient de mauvais goût et reflétaient une émotion passagère. Le PCQ a transmis une déclaration dans laquelle il condamne ces propos tout en maintenant sa candidature. Cet incident rappelle les tensions persistantes autour des mesures sanitaires et de la liberté d’expression dans le débat politique.

