“L’IA remplacera peut-être les philosophes de profession, mais jamais le plaisir de penser”
En juillet 2026, la revue universitaire *Philosophy Public Affairs* a publié un article intitulé *« Epistocracy and the Commitment Problem »* entièrement rédigé par une intelligence artificielle (IA). Bien que l’article soit signé par Simon Goldstein, un philosophe spécialisé dans l’éthique des nouvelles technologies, ce dernier a révélé que le texte avait été généré par *Claude*, une IA développée par l’entreprise *Anthropic*. Cette publication marque une première dans le domaine de la philosophie académique, où les travaux sont traditionnellement produits par des humains. Goldstein précise que l’IA a servi d’assistant à part entière, mais que son rôle s’est limité à guider le processus d’écriture, comme un directeur de recherche encadrant un étudiant en thèse. L’objectif de cette expérience était d’évaluer les capacités des IA à produire des textes philosophiques autonomes, tout en soulignant leurs limites actuelles.
En juillet 2026, la revue universitaire Philosophy Public Affairs a publié un article intitulé « Epistocracy and the Commitment Problem » entièrement rédigé par une intelligence artificielle (IA). Bien que l’article soit signé par Simon Goldstein, un philosophe spécialisé dans l’éthique des nouvelles technologies, ce dernier a révélé que le texte avait été généré par Claude, une IA développée par l’entreprise Anthropic. Cette publication marque une première dans le domaine de la philosophie académique, où les travaux sont traditionnellement produits par des humains. Goldstein précise que l’IA a servi d’assistant à part entière, mais que son rôle s’est limité à guider le processus d’écriture, comme un directeur de recherche encadrant un étudiant en thèse. L’objectif de cette expérience était d’évaluer les capacités des IA à produire des textes philosophiques autonomes, tout en soulignant leurs limites actuelles.
Pour rédiger l’article, Goldstein a adopté une approche collaborative avec l’IA. Il a d’abord formulé une idée de base sous forme de prompt d’environ une page, définissant la thèse centrale de l’article. Ensuite, il a guidé l’IA étape par étape, en lui demandant notamment d’élaborer un plan détaillé avant de rédiger le texte final. Cette méthode visait à éviter que l’IA ne s’égare dans des développements hors sujet, un problème récurrent observé par Goldstein lors de ses tests. En effet, les IA ont tendance à « broder » autour de thèmes subsidiaires si elles ne sont pas strictement encadrées. Goldstein compare son rôle à celui d’un directeur de recherche, apportant une aide minimale mais essentielle pour structurer la réflexion. Cette expérience a duré environ un an, période pendant laquelle Goldstein a utilisé l’IA quotidiennement pour des tâches variées, comme trier ses mails ou gérer ses dossiers.
Malgré les avancées technologiques, Goldstein considère que les IA ne sont pas encore capables de rédiger un article philosophique de manière totalement autonome. Leur principal défaut réside dans leur tendance à générer des contenus hors sujet ou à s’éloigner des concepts clés si elles ne sont pas correctement guidées. Goldstein souligne que l’IA a besoin d’un cadre strict pour produire un travail rigoureux, similaire à celui d’un étudiant en thèse encadré par un professeur. Par ailleurs, l’article publié en juillet 2026 reste une expérience isolée, et Goldstein n’envisage pas que les IA puissent remplacer les philosophes à court ou moyen terme. Pour lui, l’écriture philosophique reste un processus humain, où la réflexion personnelle et l’intuition jouent un rôle central, impossible à reproduire par une machine.
Cette publication s’inscrit dans un contexte où les IA sont de plus en plus intégrées dans les processus de recherche et de rédaction académique. Goldstein, en tant qu’enseignant-chercheur, utilise ces outils au quotidien pour optimiser son travail. Cependant, l’expérience de la publication d’un article entièrement généré par une IA soulève des questions éthiques et méthodologiques. Elle interroge notamment la place des humains dans la production de savoirs, ainsi que la fiabilité des contenus générés par des machines. Goldstein ne prétend pas que cette expérience marque la fin de la philosophie humaine, mais plutôt qu’elle ouvre un débat sur les capacités et les limites des IA dans les domaines intellectuels. L’article « Epistocracy and the Commitment Problem » reste accessible uniquement aux abonnés de la revue, ce qui limite sa diffusion immédiate auprès du grand public.
Goldstein voit dans cette expérience une opportunité de réfléchir à l’avenir de la philosophie et des disciplines intellectuelles face à l’essor des IA. Pour lui, même si les machines peuvent assister les chercheurs, elles ne pourront jamais remplacer le plaisir de penser, qui est au cœur de la démarche philosophique. Il estime que l’IA peut être un outil précieux pour accélérer certaines tâches, mais que la réflexion profonde et créative reste une prérogative humaine. Cette publication illustre ainsi un équilibre entre l’utilisation des nouvelles technologies et la préservation des compétences humaines. Goldstein ne prédit pas une disparition des philosophes, mais plutôt une évolution de leur rôle, où l’IA pourrait devenir un partenaire de travail plutôt qu’un concurrent.

