Elon Musk s’affirme en faveur de l’indépendance du Québec
Le milliardaire a également dit sur X que l’Alberta et la Saskatchewan devraient se séparer du Canada..
Le milliardaire américain Elon Musk, connu pour ses prises de position sur les réseaux sociaux, a exprimé son soutien à l'indépendance du Québec et de deux provinces canadiennes, l'Alberta et la Saskatchewan. Sur sa plateforme X (anciennement Twitter), il a publié deux messages consécutifs le 2 octobre 2024. Dans le premier, il a écrit : « C’est bien. Le Québec devrait se séparer », en réponse à un message relayant les propos de Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), favorable à la souveraineté du Québec. Dans le second, il a ajouté : « Ils s’en porteraient mieux. L’Alberta et la Saskatchewan devraient se séparer aussi ». Ces déclarations interviennent deux jours après les élections générales au Québec, où le PQ a obtenu 28,02 % des voix et formé un gouvernement minoritaire avec 59 députés élus. Musk a également réagi positivement à une chronique du National Post qualifiant le futur gouvernement québécois de « le plus anti-woke du Canada », écrivant simplement « Ce serait génial ».
Les propos d'Elon Musk s'inscrivent dans un contexte politique québécois marqué par la victoire du Parti québécois (PQ) aux élections générales du 30 septembre 2024. Le PQ, dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, a remporté 28,02 % des suffrages et formé un gouvernement minoritaire avec 59 députés. Ce parti défend depuis longtemps l'idée d'un Québec indépendant, c'est-à-dire un État souverain qui ne ferait plus partie du Canada. Paul St-Pierre Plamondon a annoncé son intention de tenir un référendum sur l'indépendance du Québec dès son premier mandat, mais uniquement après le départ de Donald Trump de la Maison-Blanche, ce qui n'est pas prévu avant début 2029. Le terme woke désigne une sensibilité accrue aux questions d'égalité sociale et de justice, souvent perçue comme une approche progressiste. Le National Post utilise ce terme pour suggérer que le gouvernement québécois pourrait adopter des politiques conservatrices sur ces sujets.
Elon Musk, entrepreneur milliardaire à la tête de Tesla et SpaceX, a vécu une partie de son enfance au Canada, car sa mère est née au pays. Bien qu'il ne soit plus résident canadien, il suit de près la politique canadienne et n'hésite pas à commenter régulièrement l'actualité locale sur X. Par le passé, il s'est notamment attaqué à l'ancien premier ministre canadien Justin Trudeau. En novembre 2024, il a partagé un graphique montrant une baisse du PIB par habitant au Canada depuis l'arrivée de Trudeau au pouvoir, superposant le visage de ce dernier au graphique. En 2022, il avait comparé Justin Trudeau à Adolf Hitler dans une publication, une comparaison qui avait suscité de vives réactions. Ces interventions illustrent son habitude de s'exprimer publiquement sur des sujets variés, souvent de manière controversée.
Les déclarations d'Elon Musk en faveur de l'indépendance du Québec et de l'Alberta pourraient avoir un écho particulier dans le débat politique canadien. Bien que ses prises de position n'aient pas de valeur légale ou politique directe, elles peuvent influencer l'opinion publique ou attirer l'attention médiatique sur ces questions. Le Québec et l'Alberta sont deux provinces aux identités distinctes : le Québec, majoritairement francophone, a une histoire de revendications autonomistes, tandis que l'Alberta, riche en ressources pétrolières, a déjà connu des mouvements séparatistes par le passé. Les propos de Musk surviennent également dans un contexte où le Canada traverse des tensions internes, notamment sur des sujets comme la transition énergétique ou les relations entre les provinces et le gouvernement fédéral.

