Une immense source d'énergie propre est-elle cachée dans le sous-sol australien?
Une étude affirme que la magnétite, présente dans les gisements souterrains, peut être transformée en hydrogène au contact de l'eau chaude. Une piste prometteuse..
Des chercheurs de l'université Edith Cowan (ECU) en Australie ont découvert que les importants gisements de fer du pays contiennent également de la magnétite, un minéral capable de produire de l’hydrogène au contact de l’eau chaude. Leur étude, publiée en mars 2026 dans l’International Journal of Hydrogen Energy, a été relayée par le média The Debrief. La région de Pilbara, au nord-ouest de l’Australie-Occidentale, abrite ces formations géologiques naturellement riches en magnétite, offrant un potentiel énergétique majeur. Selon Alireza Keshavarz, professeur d’ingénierie à l’ECU, cette découverte pourrait représenter une réserve d’énergie propre encore inexploitée, bien que les détails quantitatifs ne soient pas précisés dans l’article.
Pour comprendre comment l’hydrogène se forme naturellement dans ces gisements, l’équipe de scientifiques a mené une expérience en laboratoire. Ils ont placé des échantillons de magnétite dans de l’eau chauffée à 200°C et soumise à une forte pression, reproduisant ainsi les conditions géologiques profondes de la Terre. Cette simulation a duré près de deux mois, permettant d’étudier les mécanismes de production d’hydrogène. L’objectif était d’identifier les conditions favorables à cette réaction chimique et de déterminer comment optimiser la formation d’hydrogène à partir de ce minéral. Aucune donnée chiffrée sur les résultats n’est mentionnée dans l’article.
L’Australie-Occidentale abrite certaines des plus grandes formations ferrifères au monde, ce qui en fait une zone stratégique pour l’exploitation de cette ressource. Kaveh Moghani Rahimi, chercheur à l’ECU, souligne que si cette méthode pouvait être appliquée à grande échelle, elle pourrait transformer l’avenir énergétique du pays. Cependant, la présence de magnétite seule ne suffit pas : il faut aussi que l’eau puisse circuler jusqu’à ces minéraux. Cela est possible grâce aux fractures, pores et autres voies perméables présentes dans les roches. Les chercheurs ont développé une technique pour stimuler la production d’hydrogène en injectant une solution dans ces formations, ouvrant la voie à une production artificielle de cet élément chimique, qui se forme naturellement dans des conditions spécifiques.
Malgré l’optimisme des scientifiques, la route vers une exploitation industrielle est encore longue. Les recherches en sont à un stade préliminaire et nécessitent des analyses supplémentaires ainsi que des tests sur le terrain avant de pouvoir passer à l’échelle. L’article ne mentionne ni calendrier précis ni budget pour ces prochaines étapes. Les immenses formations ferrifères d’Australie-Occidentale pourraient cependant constituer un réservoir jusqu’ici inexploité d’hydrogène produit par l’oxydation de la magnétite, offrant une nouvelle piste pour la transition énergétique. La question reste de savoir si cette promesse géologique pourra se concrétiser en une source d’énergie propre viable.

