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Géopolitique

Comment rester poli en 2026

Courrier International · mis à jour il y a 18 j

Garder ses écouteurs pendant une conversation, ajouter quelqu’un à un groupe WhatsApp, ne répondre qu’en un seul mot lors d’un échange écrit… Voilà le comble de l’impolitesse, selon “The Guardian”, qui a publié un guide des bonnes manières adapté à notre époque moderne..

Politesse 2.0 vs étiquette classique

En 2026, la politesse ne se résume plus à des règles rigides héritées d’une époque révolue, comme celles promues par des figures comme Nadine de Rothschild. Le journal britannique The Guardian propose une version modernisée du savoir-vivre, adaptée aux usages numériques et aux réalités sociales actuelles. Contrairement aux guides traditionnels, cette approche privilégie le respect mutuel plutôt que le respect strict de protocoles désuets. Par exemple, il n’est plus question d’adresser des formules de politesse alambiquées, mais d’éviter des comportements perçus comme négligents ou irrespectueux dans un monde hyperconnecté. Cette évolution reflète un changement de paradigme : la politesse devient un outil de coexistence sociale plutôt qu’un ensemble de contraintes sociales.

Réponses courtes au travail

Dans le cadre professionnel, l’utilisation de réponses ultra-courtes comme OK, Oui ou Ça marche sur des plateformes de messagerie instantanée (Teams, Slack) est désormais considérée comme impolie. Selon Sophie Jewes, cofondatrice de l’agence de conseil en image Raven, ces réponses donnent l’impression d’une indifférence, voire d’un mépris. L’article souligne que ces messages, bien que pratiques, peuvent être interprétés comme un manque de considération pour son interlocuteur. Pour éviter cela, il est recommandé d’ajouter une phrase ou un mot supplémentaire, même minimal, pour montrer un minimum d’engagement dans la conversation. Cette règle s’applique particulièrement dans les échanges écrits où le ton et les nuances sont moins perceptibles qu’à l’oral.

Écouteurs dans l’espace public

Écouter des vidéos ou des musiques sans écouteurs dans les transports en commun, au restaurant ou dans une salle d’attente est perçu comme une incivilité majeure en 2026. Ione Gamble, autrice du Livre du (mauvais) goût, estime que cela revient à imposer son confort au détriment des autres. L’article précise que cette pratique, bien que courante, est jugée grossière car elle ne tient pas compte des autres personnes présentes. La solution proposée est simple : utiliser systématiquement des écouteurs dans ces lieux. Cependant, l’article ajoute une nuance : même avec des écouteurs, il est important de ne pas parler au téléphone ou d’écouter de la musique en interagissant avec autrui, par exemple dans un supermarché ou un magasin.

Téléphone à table interdit

En 2026, l’usage du téléphone à table est strictement déconseillé, voire interdit selon les contextes. Le téléphone doit rester face cachée, ou mieux, être rangé. Cette règle s’applique particulièrement lors des repas, où l’attention portée à ses convives est essentielle pour maintenir une conversation fluide et respectueuse. L’article cite l’exemple des AirPods, ces écouteurs sans fil souvent portés en permanence, qui peuvent empêcher une interaction normale avec les autres. Le respect de cette règle est présenté comme une marque de politesse élémentaire, permettant de préserver la qualité des échanges sociaux.

Notes vocales à éviter

Envoyer des messages vocaux en réponse à un texto est considéré comme grossier en 2026. Ione Gamble explique que cette pratique est perçue comme une demande disproportionnée de temps et d’attention de la part du destinataire. Les messages vocaux, qu’ils soient courts ou longs, sont jugés impolis car ils obligent l’interlocuteur à interrompre son activité pour les écouter, les mémoriser et y répondre. L’article souligne que taper un message est souvent plus simple et moins intrusif que d’enregistrer une note vocale, surtout dans un contexte professionnel ou personnel où le temps est une ressource précieuse. Cette règle illustre une tendance à privilégier la simplicité et le respect du temps d’autrui.

Groupes WhatsApp sans consentement

Ajouter une personne à un groupe WhatsApp sans son accord préalable est considéré comme une intrusion dans sa vie privée. The Guardian présente cette pratique comme une violation des limites personnelles, comparable à une intrusion non sollicitée dans l’espace privé d’autrui. L’article explique que cette action peut être perçue comme une agression, car elle expose la personne à des discussions ou des informations qu’elle n’a pas choisies de recevoir. Pour éviter cela, il est recommandé de toujours demander l’accord d’une personne avant de l’ajouter à un groupe, ou de créer des groupes avec des participants volontaires uniquement. Cette règle reflète une prise de conscience accrue des droits à la vie privée dans un monde numérique.

Ce que ça pourrait changer

En 2026, la politesse se résume à un principe simple : le respect de l’autre dans toutes les situations du quotidien. L’article souligne que cette approche moderne du savoir-vivre repose moins sur des règles strictes que sur une attitude globale de considération envers ses semblables. Que ce soit dans le cadre professionnel, public ou personnel, les gestes de politesse consistent à éviter les comportements perçus comme égoïstes ou négligents. Par exemple, ne pas imposer sa musique ou ses conversations aux autres, répondre de manière engageante, ou respecter les limites de vie privée des individus sont autant de manifestations de cette politesse renouvelée. L’objectif est de favoriser une coexistence harmonieuse dans une société de plus en plus connectée et pressée.

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