NapseflowNapseflow
Sciences

Diabète de type 2 : un régime hypocalorique et de l'exercice physique auraient permis la rémission chez 54 % des participants

Science & Vie · mis à jour il y a 13 h

Combiner un régime de 800 calories par jour et de l’exercice physique encadré permettrait la rémission du diabète de type 2 chez plus d’un jeune adulte sur deux en six mois. The post Diabète de type 2 : un régime hypocalorique et de l’exercice physique auraient permis la rémission chez 54 % des participants appeared first on Science et vie..

Étude anglo-canadienne

En octobre 2026, une étude menée conjointement par les universités McGill (Canada) et de Leicester (Royaume-Uni) a évalué l’impact d’un régime hypocalorique et d’exercices physiques sur la rémission du diabète de type 2 précoce. L’essai, nommé RESET for Remission, a recruté 96 adultes âgés de 18 à 45 ans, avec un diagnostic de diabète de type 2 associé à une obésité. Leur indice de masse corporelle (IMC) moyen était de 35,2, ce qui correspond à une obésité sévère. Aucun participant ne suivait de traitement à l’insuline. L’objectif principal était de vérifier si une approche combinant restriction calorique et activité physique pouvait permettre une rémission durable de la maladie, définie par un retour à une glycémie normale sans recours aux médicaments.

Régime et exercice

Pendant les douze premières semaines, les participants ont suivi un régime très restrictif de 800 à 900 calories par jour. Ce régime reposait initialement sur des substituts de repas, complétés progressivement par un repas solide quotidien. Parallèlement, ils ont effectué un programme d’exercices encadrés : deux séances supervisées par semaine, combinant aérobie (marche rapide, vélo) et musculation, ainsi qu’une troisième séance en autonomie. Entre la treizième et la vingt-quatrième semaine, un programme de maintien remplaçait la restriction calorique. L’objectif était de favoriser la perte de graisse tout en préservant la masse musculaire, un défi majeur lors des régimes hypocaloriques. Après 24 semaines, 54 % des participants ayant suivi ce protocole ont atteint une rémission du diabète, contre seulement 4 % dans le groupe témoin recevant les soins habituels.

Résultats et bénéfices

Les résultats de l’étude, publiés dans The Lancet Regional Health – Americas, montrent que l’intervention a multiplié par 21 les chances de rémission du diabète de type 2. Les participants traités ont perdu en moyenne 8,4 kg, contre 1,2 kg pour le groupe témoin. Parmi ces kilos perdus, 6,6 kg correspondaient à de la graisse, tandis que la masse musculaire était préservée. L’exercice physique a également amélioré la condition cardiovasculaire et la qualité musculaire des volontaires. Les effets secondaires, comme la constipation, les maux de tête ou la fatigue, étaient généralement transitoires et sans gravité. Aucun événement indésirable grave n’a été signalé, ce qui souligne la faisabilité de cette approche.

Diabète précoce et enjeux

Le diabète de type 2 précoce, diagnostiqué avant 45 ans, représente un défi majeur de santé publique. Sa prévalence a fortement augmenté ces vingt dernières années, et il entraîne des complications plus précoces et un risque cardiovasculaire accru par rapport aux formes tardives. L’étude RESET cible spécifiquement cette population, encore peu prise en compte par les approches de rémission actuelles. Les chercheurs soulignent que cette méthode pourrait transformer le traitement du diabète précoce, notamment pour les femmes en âge de procréer, pour qui les traitements médicamenteux posent des contraintes supplémentaires. Cependant, la durabilité des résultats à long terme reste à confirmer, car la plupart des régimes très restrictifs entraînent une reprise de poids partielle ou totale après l’arrêt du programme.

Ce que ça pourrait changer

L’étude a enregistré un taux d’adhésion élevé, avec 90 % des participants ayant terminé le protocole, ce qui témoigne de la faisabilité de cette approche. Les chercheurs envisagent désormais d’évaluer si la rémission se maintient sur le long terme et si la préservation de la masse musculaire protège durablement la santé métabolique. Cette méthode pourrait également ouvrir la voie à de nouvelles stratégies pour d’autres groupes de patients, comme les personnes obèses sans diabète ou celles souffrant de prédiabète. Les résultats préliminaires sont prometteurs, mais des études complémentaires seront nécessaires pour confirmer ces observations et affiner les protocoles.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.