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SCIENCES

Diabète de type 2 : un régime hypocalorique et de l'exercice physique auraient permis la rémission chez 54 % des participants

Source unique·il y a 14 h

Une étude anglo-canadienne publiée en octobre 2026 révèle qu’un régime hypocalorique strict combiné à un exercice physique encadré pourrait permettre une rémission du diabète de type 2 chez plus de la moitié des jeunes adultes diagnostiqués avant 45 ans. Cette approche, bien que prometteuse, soulève des questions sur la durabilité des résultats et son applicabilité à grande échelle, alors que cette forme précoce de la maladie réduit davantage l’espérance de vie que les cas tardifs.

Quels sont les éléments clés du protocole testé dans l’essai RESET for Remission ?

Le protocole repose sur un régime de 800 à 900 calories par jour pendant douze semaines, incluant des substituts de repas puis un repas solide quotidien, associé à un exercice physique encadré combinant aérobie et musculation deux fois par semaine, avec une troisième séance en autonomie. Entre la treizième et la vingt-quatrième semaine, un programme de maintien remplace la restriction calorique.

Quels résultats concrets ont été observés après 24 semaines ?

54 % des participants ayant suivi le protocole ont atteint une rémission du diabète de type 2, contre seulement 4 % dans le groupe témoin. Les participants traités ont également perdu en moyenne 8,4 kg, dont 6,6 kg de graisse, tout en préservant leur masse musculaire, tandis que les témoins n’ont perdu que 1,2 kg.

Pourquoi cibler spécifiquement les adultes de moins de 45 ans dans cette étude ?

Le diabète de type 2 précoce, diagnostiqué avant 45 ans, entraîne une dégradation plus rapide de la glycémie et des complications plus précoces, avec un risque cardiovasculaire accru par rapport aux formes tardives. Cette population, en forte croissance, était jusqu’ici peu ciblée par les approches de rémission.

Quels sont les effets secondaires rapportés et leur gravité ?

Les effets secondaires les plus fréquents étaient transitoires : constipation, maux de tête et fatigue. Aucun événement indésirable grave n’a été signalé, ce qui suggère une bonne tolérance du protocole dans sa phase expérimentale.

Ce que ça pourrait changer

Si ces résultats se confirment sur le long terme, cette approche pourrait révolutionner la prise en charge du diabète de type 2 précoce en offrant une alternative non médicamenteuse durable. Cependant, la durabilité de la rémission et l’adhésion à long terme restent des points d’interrogation majeurs, notamment face au risque de reprise de poids après un régime très restrictif. L’étude ouvre aussi des pistes pour des populations spécifiques, comme les femmes en âge de procréer, pour qui les traitements médicamenteux posent des contraintes supplémentaires.

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