Aux «bromances» entre partis, Duhaime préfère les «opportunités» de collaboration
Le chef conservateur a réitéré que sa formation politique ne ferait pas partie d’un gouvernement de coalition..
Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), a réaffirmé qu’il n’envisageait pas de participer à un gouvernement de coalition, quel que soit le parti au pouvoir après les élections du 6 octobre 2026. Il a précisé que sa formation politique privilégierait une approche par « projets » ou « dossiers » pour faire avancer ses priorités, plutôt que de s’engager dans une alliance formelle. Sa seule ligne rouge reste l’organisation d’un référendum sur l’indépendance du Québec, un enjeu qu’il refuse catégoriquement de négocier.
Plusieurs acteurs politiques ont souligné des similitudes entre les positions du Parti québécois (PQ) et du PCQ. Christine Fréchette, cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), a évoqué un « rapprochement » entre ces deux partis, notamment sur des mesures comme celles favorisant la natalité. Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ, a rejeté cette idée, qualifiant ces propositions de très différentes. Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire (QS), a quant à elle utilisé le terme bromance (amitié masculine proche) pour décrire cette relation, une expression critiquée par Duhaime.
Malgré ces tensions, Duhaime a indiqué qu’il était prêt à collaborer avec d’autres partis si les Québécois votaient pour un gouvernement minoritaire le 5 octobre 2026. Il a ajouté que l’adoption progressive de certaines idées conservatrices par d’autres formations politiques, comme l’abolition des voitures à essence ou la baisse des taxes, montrait que le débat politique avait évolué vers ses positions. Il a cité en exemple les élections de 2022, où ces thèmes étaient encore marginaux.
Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec (PLQ), a estimé qu’une alliance entre le PQ et le PCQ relevait de la spéculation. Il a toutefois reconnu que le PQ avait glissé vers la droite ces dernières années. De son côté, Duhaime a balayé les accusations de *bromance* en expliquant que des convergences ponctuelles sur des dossiers comme le train à grande vitesse Alto ou la suppression de la TVQ sur les biens usagés pouvaient être interprétées comme des alliances, mais qu’elles ne reflétaient pas une stratégie politique commune.

