Un homme de Québec accusé d’avoir voulu empoisonner des citoyens au nom du groupe État islamique
La GRC a déposé des accusations en lien avec des actes terroristes contre un homme de 24 ans..
Un homme de 24 ans, Louay Angoud, originaire de Québec, a été accusé par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de quatre infractions liées au terrorisme. Ces accusations incluent la participation à une activité terroriste, l'utilisation ou la possession de biens à des fins terroristes, une infraction au profit d'un groupe terroriste, ainsi que le port d'une arme dans un dessein dangereux. Selon l'enquête menée par l'Équipe intégrée sur la sécurité nationale de la GRC, l'individu aurait planifié une attaque au nom du groupe État islamique (EI), un mouvement extrémiste violent actif notamment au Moyen-Orient et en Afrique. Les autorités n'ont pas précisé si l'attaque visait des cibles spécifiques ou des lieux publics, mais l'objectif aurait été de nuire à des citoyens canadiens. La comparution de Louay Angoud est prévue jeudi au palais de justice de Montréal.
L'enquête de la GRC révèle que Louay Angoud aurait cherché à fabriquer une arme chimique dans le but d'empoisonner des citoyens. Les détails précis sur le type de poison ou les méthodes envisagées n'ont pas été divulgués par les autorités. Cependant, cette accusation souligne une volonté de causer des dommages massifs, car les armes chimiques peuvent toucher un grand nombre de personnes simultanément. L'État islamique (EI) est connu pour avoir utilisé des tactiques similaires dans ses zones d'influence, notamment en Irak et en Syrie, où des attaques au gaz sarin ou au chlore ont été documentées. La GRC a également indiqué que l'accusé aurait communiqué en ligne avec des membres de ce groupe terroriste, ce qui suggère une radicalisation à distance et une affiliation idéologique.
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a joué un rôle central dans cette affaire en menant une enquête approfondie via son Équipe intégrée sur la sécurité nationale. Cette unité est spécialisée dans la lutte contre les menaces terroristes et la radicalisation violente au Canada. Dans un communiqué, la GRC a réaffirmé que la lutte contre l'extrémisme religieux violent est une priorité absolue pour le gouvernement canadien. L'arrestation et les accusations portées contre Louay Angoud illustrent les efforts des autorités pour prévenir les attaques avant qu'elles ne se produisent, en identifiant et en neutralisant les individus radicalisés. La GRC n'a pas précisé si d'autres personnes étaient impliquées dans ce dossier.
Cette affaire survient dans un contexte où le Canada, comme d'autres pays occidentaux, reste vigilant face aux menaces terroristes, notamment celles inspirées par des groupes comme l'État islamique (EI). Depuis 2014, l'EI a perdu une grande partie de son territoire en Irak et en Syrie, mais il conserve une capacité à inspirer ou à organiser des attaques à distance via des réseaux en ligne. Les autorités canadiennes ont renforcé leurs dispositifs de surveillance et de répression pour contrer la radicalisation violente, notamment après des attentats comme ceux de Saint-Jean-sur-Richelieu en 2014 ou d'Ottawa la même année. Cette affaire rappelle également les défis liés à la détection précoce des individus radicalisés, surtout lorsqu'ils agissent de manière isolée.
Louay Angoud doit comparaître jeudi au palais de justice de Montréal pour répondre des accusations portées contre lui. Les quatre chefs d'accusation dont il fait l'objet sont graves et pourraient entraîner des peines de prison importantes s'il est reconnu coupable. Le processus judiciaire va maintenant se dérouler en plusieurs étapes : l'audience de mise en accusation, suivie d'un procès où les preuves seront examinées. La GRC et les procureurs devront démontrer que l'accusé avait l'intention de commettre une attaque terroriste et qu'il a pris des mesures concrètes pour y parvenir, comme la collecte d'informations ou l'acquisition de matériel. Aucune date n'a été communiquée pour la tenue du procès.

