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Culture

Dans les coulisses de la traduction du roman péruvien "Les Lieux souterrains", phénomène de la rentrée littéraire

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 12 j

C’est le roman de littérature étrangère le plus marquant de cette rentrée : « Les Lieux souterrains », du Péruvien Gustavo Faverón Patriau, paraît huit ans après sa publication au Pérou. Comment traduire sans se perdre un roman qui fait du labyrinthe et de la fragmentation du récit sa matière même ?.

Roman péruvien à succès

Le roman Les Lieux souterrains de l’écrivain péruvien Gustavo Faverón Patriau est considéré comme l’un des livres les plus marquants de la rentrée littéraire 2026 en France. Publié huit ans après sa sortie au Pérou, cet ouvrage de plus de 700 pages est édité par la maison Christian Bourgois. Son originalité réside dans sa structure narrative complexe, inspirée des labyrinthes et de la fragmentation du récit. Le livre est souvent comparé à l’œuvre de Roberto Bolaño, un autre auteur latino-américain célèbre pour ses romans expérimentaux, en raison de leurs similitudes formelles. Cette comparaison souligne l’importance de l’auteur péruvien dans le paysage littéraire contemporain.

Traduction d’un labyrinthe

Traduire Les Lieux souterrains représente un défi majeur pour le traducteur Robert Amutio, qui a déjà travaillé sur des œuvres de Roberto Bolaño. Le roman repose en effet sur une architecture narrative instable, où les récits s’entremêlent et se fragmentent, reflétant une enquête qui traverse plusieurs décennies et continents. La difficulté consiste à préserver cette complexité en français, sans perdre la cohérence ni la richesse du texte original. Le traducteur doit ainsi trouver un équilibre entre fidélité au sens et adaptation des particularités stylistiques, tout en respectant l’esprit labyrinthique de l’œuvre.

Contexte éditorial

La publication de Les Lieux souterrains en France s’inscrit dans une dynamique de promotion de la littérature étrangère, notamment latino-américaine. La maison d’édition Christian Bourgois, connue pour son engagement envers les auteurs étrangers, a joué un rôle clé dans la diffusion de cet ouvrage. Le roman est présenté comme un phénomène de la rentrée littéraire, attirant l’attention des médias et des lecteurs. Cette reconnaissance souligne l’importance croissante des œuvres issues de l’Amérique latine dans le paysage éditorial francophone.

Autres actualités littéraires

L’article mentionne également d’autres actualités liées à la littérature. Le magazine Livres Hebdo aborde le phénomène de la Halal romance, un sous-genre de la romance destiné à un public musulman, avec des titres comme Nous, malgré tout de LK Imany. Par ailleurs, la saison des prix littéraires a débuté, avec des lauréats comme Paulina Panassenko pour le Prix du journal Le Monde, Élise Lespade pour le Prix Stanislas du meilleur premier roman, et Anne Godard pour le prix des Libraires de Nancy. Ces distinctions seront remises lors du festival Le Livre sur la Place à Nancy.

Ce que ça pourrait changer

Un autre sujet abordé concerne l’ouverture prochaine du *Lucas Museum of Narrative Art* à Los Angeles, un musée dédié à l’art narratif construit par l’architecte chinois Ma Yansong. Ce bâtiment futuriste, dont la construction a duré huit ans et coûté un milliard de dollars, abritera des costumes, accessoires et maquettes issus des films de *Star Wars*, ainsi que des œuvres d’artistes comme Frida Kahlo ou Renoir. Cet événement marque une étape importante pour les fans de George Lucas et de l’art contemporain.

Sujets complémentaires

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