Attaque d’Aubagne : “True Crime”, cette mouvance qui “sacralise de manière extrême les meurtriers”
Après qu’un adolescent a blessé deux personnes avec un fusil de chasse dans son collège d’Aubagne, lundi 12 octobre, les enquêteurs ont révélé son adhésion à la mouvance ultra-violente True Crime Community. Cette idéologie qui glorifie les tueries de masse et incite au passage à l’acte inquiète les autorités, à mesure que les violences en milieu scolaire se multiplient..
Le lundi 12 octobre 2026, un adolescent de 14 ans scolarisé au collège Joseph-Lakanal d’Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, a commis une attaque à l’arme à feu. Il a pénétré dans l’établissement avec un étui de guitare contenant un fusil de chasse et a blessé le principal ainsi qu’une professeure avant d’être maîtrisé par un membre du personnel. L’enquête a révélé que l’adolescent était suspecté d’adhérer à la mouvance True Crime Community (TTC), une idéologie en ligne qui glorifie les meurtriers, notamment ceux ayant commis des tueries de masse. Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste, ainsi que pour association de malfaiteurs terroriste et infractions à la législation sur les armes.
La True Crime Community (TTC) est une mouvance en ligne qui s’est développée principalement sur des plateformes comme Reddit, X (anciennement Twitter) et TikTok. Elle se caractérise par une glorification extrême des meurtriers, en particulier ceux ayant commis des tueries de masse, comme des fusillades en milieu scolaire. Selon les sources citées par La Libre Belgique, les adeptes de cette idéologie sont souvent associés à des mouvements antisémites et néonazis. Cette mouvance incite à la violence et peut, dans certains cas, pousser des individus vulnérables à passer à l’acte. Les enquêteurs ont confirmé que l’adolescent d’Aubagne avait probablement adhéré à cette idéologie, comme en témoignent ses activités en ligne.
L’enquête ouverte par le parquet national antiterroriste indique que l’attaque d’Aubagne pourrait être liée à une entreprise terroriste. Cela signifie que l’adolescent aurait agi dans le cadre d’un projet organisé ou inspiré par une idéologie violente, même si cette organisation n’est pas nécessairement structurée comme un groupe terroriste classique. Les chefs d’accusation incluent également l’association de malfaiteurs terroriste, une notion juridique qui désigne un groupement de personnes ayant pour but de commettre des actes violents ou terroristes. Cette qualification juridique permet aux autorités de poursuivre les complices ou les soutiens de l’idéologie ayant inspiré l’attaque.
L’attaque d’Aubagne s’inscrit dans un contexte plus large de multiplication des violences en milieu scolaire en France et en Europe. Les autorités s’inquiètent de cette tendance, notamment en raison de l’implication croissante d’adolescents dans des actes violents, parfois inspirés par des idéologies extrémistes en ligne. Cette situation pose des défis majeurs pour les établissements scolaires, qui doivent désormais renforcer leurs mesures de sécurité tout en accompagnant les élèves vulnérables. Les experts soulignent l’importance d’un suivi psychologique pour prévenir de tels drames et identifier les signes avant-coureurs de radicalisation ou de troubles du comportement.
Après l’attaque, les autorités ont réagi rapidement en ouvrant une enquête approfondie et en plaçant l’adolescent en garde à vue. Le parquet national antiterroriste a été saisi pour traiter ce dossier, ce qui souligne la gravité des faits et leur possible dimension terroriste. Les enquêteurs ont analysé les supports numériques de l’adolescent pour confirmer son adhésion à la *True Crime Community* et comprendre les motivations derrière son acte. Cette affaire met en lumière les défis posés par la radicalisation en ligne et la nécessité d’une réponse coordonnée entre les services de police, les établissements scolaires et les professionnels de santé mentale.

