NapseflowNapseflow
Généraliste

Féminicides : un « recul incroyable » et « totalement inacceptable », déplore Ghazal

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 22 h

Des centaines de manifestants à Montréal ont exigé que la lutte contre les féminicides soit un enjeu électoral.

Manifestation contre féminicides

Une manifestation a eu lieu à Montréal le 19 septembre 2026 pour dénoncer l'augmentation des féminicides au Québec. Organisée par cinq organismes féministes, dont la Coalition féministe contre la violence envers les femmes, elle visait à attirer l'attention sur ce phénomène lors de la campagne électorale provinciale. La marche a débuté au square Dorchester et s'est terminée à la place des Montréalaises, près de l'hôtel de ville. Les manifestants ont brandi des pancartes comme « La violence conjugale est un crime. Brisons le silence. » et « Crise nationale : agissez! Toutes en sécurité, sinon aucune. »

Chiffres alarmants

Depuis le début de l'année 2026, 17 féminicides présumés ont été recensés au Québec. Entre 2024 et 2026, ce sont 61 féminicides qui ont été comptabilisés. Les organismes féministes parlent d'une crise nationale en raison de l'ampleur inédite de ces violences. Pour illustrer l'urgence, la chroniqueuse Manal Drissi a souligné qu'en remplaçant chaque victime par un siège à l'Assemblée nationale, elles formeraient un gouvernement majoritaire. Le terme féminicide désigne le meurtre d'une femme en raison de son genre, souvent dans un contexte de violence conjugale ou de contrôle exercé par un partenaire.

Discours masculiniste critiqué

Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire (QS) et seule aspirante première ministre présente à la manifestation, a dénoncé la montée du discours masculiniste. Ce courant, de plus en plus visible dans les écoles et sur les réseaux sociaux, prône une vision traditionaliste des rôles de genre, affirmant que la place des femmes est au foyer et que leur existence dépend de leur conjoint. Ghazal a souligné que ce discours contribue à normaliser les violences faites aux femmes. Elle a également rappelé que l'égalité entre les genres n'est pas encore atteinte au Québec, malgré les avancées législatives.

Propositions de Québec solidaire

Québec solidaire propose un plan de 600 millions de dollars pour construire 1 000 nouvelles places en maisons d'hébergement pour les femmes victimes de violence. Le parti souhaite également créer un système de signalement des cyberviolences envers les femmes, un phénomène en hausse où des violences psychologiques ou harcelantes sont exercées en ligne. QS propose aussi la création d'un ministère des Femmes et de l'Égalité des genres. Ces mesures s'ajoutent à l'adoption récente de la loi Gabie Renaud, qui permet aux femmes d'accéder aux antécédents de violence conjugale de leur partenaire.

Réactions des autres partis

Les autres chefs politiques présents à d'autres événements ont réagi aux féminicides. Christine Fréchette (CAQ) a qualifié la situation de « totalement inacceptable » et évoqué des équipes d'intervention mixtes (policiers et travailleurs sociaux) pour mieux prévenir les violences. Elle a aussi mentionné un doublement du budget du communautaire, passant de 1 à 2 milliards de dollars. Charles Milliard (Parti libéral) a promis la construction de 40 000 logements sociaux, dont certains pourraient servir de maisons de répit pour les victimes. Paul St-Pierre Plamondon (PQ) a reconnu la nécessité d'un message social plus fort contre ces violences et s'est engagé à créer six nouvelles maisons d'hébergement. Le Parti conservateur n'a pas détaillé sa stratégie, mais a annoncé des mesures sur la loi et l'ordre dans les prochains jours.

Contexte des féminicides

Au Québec, les féminicides surviennent majoritairement dans un contexte conjugal, souvent commis par des hommes dans le cadre d'une relation hétérosexuelle. Les motifs les plus fréquents incluent la possessivité, la jalousie, l'escalade d'un conflit ou l'autodéfense face à une agression. La loi Gabie Renaud, adoptée en juin 2026, permet aux femmes d'obtenir les antécédents de violence conjugale de leur partenaire, une mesure visant à mieux protéger les victimes. Malgré ces avancées, seulement 45 % des demandes d'hébergement en maison d'accueil ont été prises en charge en 2026, selon SOS violence conjugale, un organisme qui offre une aide gratuite et confidentielle.

Ce que ça pourrait changer

Pour soutenir les victimes de violence conjugale ou leurs proches, plusieurs ressources sont disponibles au Québec. SOS violence conjugale propose une ligne d'écoute gratuite et anonyme au 1 800 363-9010 ou par courriel à sos@sosviolenceconjugale.ca. Cet organisme, comme d'autres maisons d'hébergement, joue un rôle clé dans l'accompagnement des femmes en danger. Les manifestations et les revendications des organismes féministes visent notamment à renforcer ces dispositifs pour éviter que des vies ne soient perdues.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.