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Généraliste

Fréchette pense que le PQ et le PCQ veulent s’allier

Le Devoir · mis à jour il y a 2 h

Paul St-Pierre Plamondon estime que la cheffe caquiste fait une campagne «négative»..

Alliance politique émergente

Lors de la campagne électorale québécoise de 2026, la cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, a évoqué une possible alliance entre le Parti québécois (PQ) et le Parti conservateur du Québec (PCQ). Elle a décrit ce rapprochement comme une concertation sur des politiques communes, notamment en matière de natalité. Cette hypothèse a été reprise par Ruba Ghazal, co-porte-parole de Québec solidaire (QS), qui a utilisé le terme bromance pour illustrer cette entente apparente entre les deux partis. Fréchette a souligné que ces deux formations politiques partagent des positions similaires sur des sujets comme la réduction des taxes sur l'essence, la libéralisation de la vente de vin ou encore l'élimination du Fonds de développement économique. Ces convergences ont été interprétées comme une stratégie politique visant à attirer un électorat plus conservateur.

Propositions natalistes

Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a annoncé des mesures pour encourager la natalité au Québec, un enjeu central de sa campagne. Il propose d'augmenter l'allocation familiale de 350 € pour le troisième enfant et de 700 € pour le quatrième. Il souhaite également créer 10 000 nouvelles places en centres de la petite enfance en quatre ans et rehausser le financement du Régime québécois d’assurance parentale. Ces propositions visent à combler l'écart entre le taux de fécondité actuel (1,33 enfant par femme, le plus bas de l'histoire du Québec) et le nombre d'enfants souhaités par les Québécois (1,9). Christine Fréchette a qualifié ces mesures de politiques natalistes, une approche visant à soutenir les familles pour augmenter le taux de natalité.

Réactions des partis

Christine Fréchette a critiqué les propositions du PQ et du PCQ, les accusant de mener une campagne négative et de promouvoir une austérité qui pourrait inquiéter les électeurs. Elle a également évoqué la possibilité d'un gouvernement de coalition entre ces deux partis, bien que cette hypothèse reste spéculative. Paul St-Pierre Plamondon a rejeté ces accusations, affirmant que les politiques du PQ et du PCQ diffèrent sur des points clés, comme la natalité. Il a notamment souligné que le PCQ prône des chèques pour rester à la maison, une approche qu'il oppose à sa propre proposition de financement des services de garde. Charles Milliard, chef du Parti libéral, a pour sa part estimé que le PQ était plus à droite qu'auparavant, sans confirmer l'existence d'une alliance.

Débat sur le gaz de schiste

Un sondage Segma commandé par le PQ révèle que 65,5 % des répondants s'opposent à la construction d'un puits de gaz de schiste près de leur résidence, en raison des risques de contamination des sols et de la nappe phréatique. Les deux autres options proposées (oui à 17,3 % et je ne sais pas à 17,2 %) montrent une division dans l'opinion publique. Christine Fréchette a rappelé qu'un autre sondage, Synopsys-La Presse, indiquait une division similaire chez les Québécois sur cette question. Elle a justifié son ouverture à l'exploitation du gaz de schiste par l'incertitude des relations avec les États-Unis, un argument qui a été repris dans le débat politique.

Ce que ça pourrait changer

Christine Fréchette a annoncé un investissement de 300 millions d'euros dans les infrastructures portuaires et le corridor du Saint-Laurent, visant à mobiliser près de deux milliards d'euros d'investissements privés et fédéraux. Charles Milliard, chef du Parti libéral, a promis de déposer un projet de loi sur la réforme du régime forestier dans sa première année de mandat s'il était élu. Enfin, Ruba Ghazal, co-porte-parole de Québec solidaire, a proposé de mettre fin aux *enchères à l'aveugle* dans l'immobilier, exigeant la divulgation des offres d'achat pour protéger les acheteurs. Elle a critiqué l'augmentation des commissions des firmes de courtage, qui profitent de la hausse des prix des maisons.

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