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GÉNÉRALISTE

Féminicides : un « recul incroyable » et « totalement inacceptable », déplore Ghazal

Source unique·il y a 23 h

Alors que le Québec enregistre une hausse alarmante des féminicides, une manifestation féministe à Montréal a mis en lumière l'urgence d'agir contre cette violence structurelle. Entre discours masculinistes en progression et lacunes dans les dispositifs de protection, les acteurs politiques sont interpellés sur leur capacité à endiguer une crise qualifiée d'inacceptable par les organisations féministes et les familles de victimes.

Quels chiffres illustrent l'ampleur de la crise des féminicides au Québec en 2026 ?

Depuis le début de l'année, 17 féminicides présumés ont été recensés, portant à 61 le nombre de cas entre 2024 et 2026. Ces données, compilées par la Coalition féministe contre la violence envers les femmes, révèlent une tendance à la hausse que les manifestants qualifient de crise nationale.

Quels acteurs politiques se sont exprimés sur cette crise et quelles mesures proposent-ils ?

Ruba Ghazal (Québec solidaire) a dénoncé la montée des discours masculinistes et proposé un investissement de 600 millions de dollars pour créer 1 000 nouvelles places en maisons d'hébergement, ainsi qu'un système de signalement des cyberviolences. Christine Fréchette (CAQ) mise sur des équipes d'intervention mixtes et un budget doublé pour le communautaire, tandis que Charles Milliard (PLQ) évoque la construction de logements sociaux incluant des maisons de répit. Paul St-Pierre Plamondon (PQ) propose six nouvelles maisons d'hébergement de première étape.

Pourquoi les manifestants critiquent-ils spécifiquement le discours masculiniste ?

Les organisations féministes et Ruba Ghazal associent la hausse des féminicides à une montée des discours masculinistes, notamment dans les écoles et sur les réseaux sociaux, qui prônent un retour des femmes au foyer et une subordination à leur conjoint. Ce discours, jugé haineux, est présenté comme un terreau pour les violences conjugales.

Quels dispositifs existants sont salués, mais jugés insuffisants ?

La loi Gabie Renaud, adoptée en juin et nommée en mémoire d'une victime de féminicide, permet aux femmes d'accéder aux antécédents violents de leur partenaire. Cependant, seulement 45 % des demandes d'hébergement en maison d'accueil ont été satisfaites en 2026, selon SOS violence conjugale, révélant un système saturé.

Ce que ça pourrait changer

La mobilisation actuelle pourrait forcer les partis politiques à intégrer des mesures concrètes contre les féminicides dans leurs programmes électoraux, sous peine de perdre le soutien des électeurs sensibles à cette cause. La question de l'hébergement d'urgence, notamment pour les femmes en danger, risque de devenir un critère de crédibilité pour les formations politiques. À plus long terme, l'échec à endiguer cette violence pourrait éroder la confiance dans les institutions et alimenter des mouvements sociaux plus radicaux.

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