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Charles Milliard ne ferme pas la porte à une réforme du mode de scrutin

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 6 j

Le chef du Parti libéral du Québec reconnaît certaines distorsions engendrées par le système actuel..

Nouveau chef de l'opposition

Charles Milliard, chef du parti d'opposition officielle à l'Assemblée nationale du Québec, a tenu une rencontre avec ses députés élus et candidats défaits sur la Rive-Sud de Montréal. Il les a remerciés et félicités pour leur travail lors des dernières élections. Ce parti, qui n'est pas nommé dans l'article, détient désormais le rôle d'opposition officielle, c'est-à-dire qu'il représente la principale force politique après le parti au pouvoir. Milliard a souligné que son caucus, groupe de députés de son parti, comptera 17 députés expérimentés qui pourront guider les 23 nouveaux élus, dont lui-même, encore novice en politique active. Il a également exprimé son enthousiasme à l'idée de siéger directement en face du premier ministre au Salon bleu, l'hémicycle où se réunissent les députés à Québec.

Ouverture à une réforme électorale

Charles Milliard a indiqué qu'il n'excluait pas d'envisager une réforme du mode de scrutin, c'est-à-dire la façon dont les votes des citoyens se transforment en sièges à l'Assemblée nationale. Il a reconnu que le système actuel, appelé système uninominal à un tour, peut créer des distorsions importantes entre le nombre de votes obtenus par un parti et le nombre de sièges qu'il remporte. Par exemple, un parti peut former un gouvernement avec seulement 28 % des votes, une situation rare selon lui. Milliard a noté que cette distorsion a également touché d'autres partis, comme la Coalition avenir Québec (CAQ) en 2022, qui n'a élu aucun candidat lors de cette élection. Bien qu'il précise qu'une réforme n'est pas à l'ordre du jour de son parti, il souligne que les Québécois attendent une meilleure représentation de leurs votes.

Réaction à la défaite de la CAQ

Charles Milliard a commenté la défaite de la Coalition avenir Québec (CAQ), qui n'a élu aucun candidat lors des dernières élections. Il a reconnu que cette situation, bien que difficile pour le parti, est légitime et normale en politique. Selon lui, la CAQ devra se doter d'un chef intérimaire puis d'un nouveau chef permanent, un processus courant dans les partis politiques après une défaite électorale. Milliard a également indiqué qu'il était prêt à collaborer avec le gouvernement sur certains dossiers, mais qu'il entendait exercer pleinement son rôle d'opposition officielle. Il a précisé que la confiance de son parti se méritait et que le gouvernement devrait chercher l'appui des autres partis si nécessaire.

Position sur la monarchie

Charles Milliard a écarté l'idée d'abolir la monarchie au Québec ou de refuser de prêter serment à la lieutenante-gouverneure, une proposition portée par le Parti québécois. Il a qualifié cette question de secondaire pour les Québécois, affirmant qu'elle n'a pas été abordée durant la campagne électorale. Milliard a rappelé que le Québec fonctionne dans un cadre constitutionnel précis et que le premier ministre, Paul St-Pierre Plamondon, ne peut pas modifier seul le système parlementaire. Selon lui, cette question est utilisée comme une diversion pour détourner l'attention des vrais enjeux, une stratégie qu'il juge inefficace.

Stratégie sur le tramway de Québec

Charles Milliard a évité de s'impliquer dans le désaccord entre le chef conservateur Éric Duhaime et le maire de Québec Bruno Marchand concernant le projet de tramway dans la Vieille Capitale. Il a estimé qu'il était trop tôt pour prendre position, car les Québécois venaient tout juste de voter. Cependant, il a clairement indiqué que son parti, contrairement au Parti québécois, soutient le projet de tramway à Québec. Il a mentionné que Julie White, une députée de son parti dans la région de Québec, partage cette position. Milliard a précisé que ce projet est considéré comme un réseau de transport structurant pour la Capitale-Nationale, c'est-à-dire un investissement essentiel pour le développement des transports dans cette région.

Ce que ça pourrait changer

Les priorités immédiates de Charles Milliard consistent à former un *cabinet fantôme* et à désigner des porte-parole pour les différents dossiers politiques. Un cabinet fantôme est une équipe de députés de l'opposition qui se prépare à prendre le relais du gouvernement en cas de changement de pouvoir. Milliard a exprimé son impatience à l'idée de siéger au *Salon bleu*, où il sera assis directement en face du premier ministre. Il a également souligné l'importance de veiller à ce que le premier ministre tienne sa promesse de consulter l'ensemble des partis lors de la préparation du budget, un engagement pris par Paul St-Pierre Plamondon avant son élection.

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