Démission de Monique Barbut, Liban
Les principales actualités de ces dernières heures vues par la presse internationale..
La ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé sa démission pour mercredi 24 juin 2026, soit un jour après le vote d'une loi controversée sur l'agriculture. Cette loi, dite d'urgence agricole, autorise temporairement la réintroduction de certains pesticides interdits en France mais autorisés dans l'Union européenne (UE), comme l'acétamipride, un insecticide. Monique Barbut a expliqué avoir été contrainte à cette décision malgré sa confiance initiale, après avoir obtenu la garantie du président Emmanuel Macron et du Premier ministre Sébastien Lecornu que l'acétamipride ne serait pas réintroduit. Le vote de cette loi a révélé des tensions au sein du gouvernement, notamment entre le Premier ministre et Gabriel Attal, candidat à la présidentielle, qui a critiqué le manque de transparence sur l'ajout de cette disposition en fin de processus législatif. La loi divise profondément le camp macroniste et suscite une crise politique en France.
Au Liban, l'armée a dénoncé des tirs israéliens (Tsahal) contre ses soldats mardi 24 juin 2026, dans une zone appelée Zaoutar el-Gharbiyé. Ces tirs sont survenus alors que l'armée libanaise déployait des troupes dans des zones pilotes évacuées par Israël, conformément à un accord-cadre conclu fin juin 2026 entre les deux pays. Cet accord prévoit le retrait israélien du sud du Liban, occupé depuis des décennies et désigné par Israël comme zone de sécurité, sous réserve du désarmement du Hezbollah, un groupe armé soutenu par l'Iran. Israël affirme avoir tiré des coups de semonce en l'air après l'entrée de soldats libanais dans une zone non prévue par l'accord. Pendant ce temps, le président libanais Joseph Aoun, qui a parrainé l'accord, était en visite à Washington où il a rencontré Donald Trump. Ce dernier a annoncé la reprise des vols commerciaux directs entre les États-Unis et le Liban, tout en réaffirmant son soutien au Liban pour un retrait israélien total.
Le Parlement français a adopté mardi 24 juin 2026 une loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, une première en Europe. Ce texte, porté par Emmanuel Macron, a été approuvé par 279 voix contre 81 à l'Assemblée nationale, après un vote similaire au Sénat. Le président a salué une avancée majeure pour la protection des jeunes, tandis que des sceptiques, comme The New York Times, soulignent les limites de cette mesure. En effet, l'Australie, pionnière avec une interdiction pour les moins de 16 ans, n'a pas réussi à empêcher l'accès des adolescents à ces plateformes. De plus, l'application de la loi française pourrait dépendre des règles de l'UE, car les autorités nationales ont peu de moyens juridiques pour contraindre les géants internationaux comme Meta ou TikTok. Cette réforme s'inscrit dans une volonté plus large de régulation des réseaux sociaux en Europe.
Un Marocain de 42 ans, Abderrahim Fakir, est décédé dimanche 23 juin 2026 à Bologne (Italie) après avoir été plaqué au sol par deux policiers lors de son interpellation. Des images filmées par un riverain montrent l'homme criant *À l'aide, à l'aide !* avant de perdre connaissance. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de sa mort, qui a provoqué une vive émotion en Italie. Un rassemblement de plusieurs milliers de personnes a eu lieu lundi soir dans le centre de Bologne, marqué par des heurts. La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a appelé à *rechercher la vérité jusqu'au bout*. Au Maroc, les autorités ont exigé que les responsabilités soient établies et que les procédures légales soient pleinement respectées. Ce drame interroge la place des immigrés marocains en Europe et les conditions de leur traitement par les forces de l'ordre.

