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Géopolitique

Faut-il manger toutes les deux heures pour augmenter son métabolisme ?

Courrier International · mis à jour il y a 19 h

Dans sa rubrique “Est-il vrai que… ?” le quotidien britannique “The Guardian” tente de répondre aux questions que l’on s’est toutes et tous déjà posées. Cette semaine, il met en évidence une bonne raison de bouger plus plutôt que de grignoter fréquemment..

Définition du métabolisme

Le métabolisme désigne la quantité totale d’énergie que le corps dépense sur une période donnée. Cette dépense dépend de plusieurs facteurs comme la taille, l’âge, le sexe, ainsi que les masses musculaire et graisseuse de l’individu. Selon James Betts, professeur en physiologie du métabolisme à l’université de Bath, cette énergie se répartit en trois sources principales. D’abord, le métabolisme de base, qui correspond à l’énergie nécessaire au fonctionnement des organes vitaux, même au repos. Ensuite, les calories brûlées pour digérer les aliments, un processus appelé effet thermique des aliments. Enfin, l’activité physique, qui inclut à la fois l’exercice structuré et les mouvements du quotidien. C’est cette dernière composante qui varie le plus d’une personne à l’autre. Pour la majorité des gens, le métabolisme de base peut être estimé avec précision à partir de données simples comme le poids, l’âge et le sexe.

Effet thermique des aliments

L’effet thermique des aliments représente la quantité d’énergie que le corps dépense pour digérer, absorber et assimiler les nutriments contenus dans les aliments. Environ 10 % des calories consommées sont utilisées à cette fin. Par exemple, si une personne mange 100 calories, son organisme n’en conserve réellement que 90, car 10 calories sont dépensées pour extraire les nutriments. James Betts compare ce phénomène à une taxe : de même qu’un salaire brut est réduit après déduction des impôts, les calories ingérées sont partiellement consommées par le processus digestif. Cependant, cette dépense reste minime et ne suffit pas à compenser l’apport calorique global des repas. Ainsi, grignoter fréquemment ne stimule pas significativement le métabolisme.

Limites du grignotage

Contrairement à une idée reçue, manger toutes les deux heures ne permet pas d’augmenter de manière significative le métabolisme. Bien que la digestion consomme de l’énergie, cette dépense reste limitée à environ 10 % des calories ingérées. Par exemple, si une personne consomme 2 000 calories par jour, seulement 200 de ces calories sont utilisées pour la digestion. Cette quantité est insuffisante pour compenser l’apport calorique total des repas. Selon James Betts, cette méthode ne constitue donc pas une stratégie efficace pour brûler plus de calories ou perdre du poids. Le grignotage régulier ne modifie pas non plus le métabolisme de base, qui reste principalement déterminé par des facteurs comme l’âge, le sexe et la masse musculaire.

Ce que ça pourrait changer

Plutôt que de se concentrer sur la fréquence des repas, James Betts recommande une méthode éprouvée pour augmenter la dépense énergétique : bouger davantage. L’activité physique, qu’il s’agisse d’exercice structuré ou de mouvements du quotidien, est le levier le plus efficace pour stimuler le métabolisme. En effet, cette composante varie considérablement d’une personne à l’autre et peut représenter une part importante de la dépense calorique totale. Par exemple, une séance de sport de 30 minutes peut brûler entre 150 et 300 calories, selon l’intensité et le type d’activité. En augmentant son niveau d’activité, une personne peut donc augmenter sa dépense énergétique de manière significative, contrairement à ce que permettrait le grignotage.

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