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Les hormones de l’appétit favorites à l’ouverture de la saison des Nobel

Le Devoir · mis à jour il y a 11 j

La récompense pourrait aller aux travaux ayant ouvert la voie aux pilules amaigrissantes telles Ozempic..

Nobel de médecine 2025

Le prix Nobel de médecine sera annoncé lundi 5 octobre à 11h30 (heure de Stockholm), marquant le début de la saison des Nobel qui s’étendra jusqu’au 12 octobre. Cette année, les observateurs s’attendent à ce que le comité récompense des travaux sur les hormones régulant l’appétit, notamment ceux ayant permis le développement de médicaments comme Ozempic ou Mounjaro, utilisés pour traiter l’obésité. Ces traitements imitent une hormone naturelle appelée peptide de type glucagon 1 (GLP-1), sécrétée par l’intestin après un repas pour signaler la satiété. Le GLP-1 est au cœur des recherches de trois scientifiques souvent cités comme favoris : l’endocrinologue canadien Daniel Drucker, le médecin danois Jens Juul Holst et la chimiste américaine Svetlana Mojsov. Leur travail a ouvert la voie à des thérapies révolutionnaires, avec un impact clinique mondial. D’autres pistes sont envisagées, comme les recherches sur le microbiome (l’ensemble des micro-organismes vivant dans notre corps) ou sur les cellules souches de la peau, portées par des chercheuses comme Elaine Fuchs et Fiona Watt.

Hormones et satiété

Les hormones jouent un rôle clé dans la régulation de l’appétit et de la satiété. Le GLP-1 (peptide de type glucagon 1) est une hormone sécrétée par l’intestin après un repas. Elle envoie un signal au cerveau pour indiquer que le corps est rassasié, réduisant ainsi l’envie de manger. Les médicaments comme Ozempic ou Mounjaro reproduisent l’action de cette hormone, ce qui aide les patients à perdre du poids en limitant leur appétit. Ces traitements sont devenus des outils majeurs dans la lutte contre l’obésité, une maladie reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme un enjeu de santé publique. Le GLP-1 est considéré comme un acteur central dans ce domaine, avec un impact clinique décrit comme « immense » par les experts. D’autres hormones, comme la ghréline (qui stimule la faim), sont aussi étudiées pour leur rôle dans le contrôle du poids.

Autres pistes pour le Nobel

Si le comité Nobel ne choisit pas de récompenser les travaux sur le GLP-1, d’autres domaines pourraient être mis à l’honneur. Les recherches sur les cellules souches de la peau, menées par Elaine Fuchs (États-Unis) et Fiona Watt (Royaume-Uni), pourraient être primées. Leurs travaux ont permis de mieux comprendre comment la peau se régénère et cicatrise, ce qui a des applications en médecine régénérative. Une autre piste concerne la tomographie par cohérence optique, une technique d’imagerie non invasive utilisée pour observer les tissus en détail. Enfin, les récepteurs d’adhésion dans le système immunitaire, identifiés par Timothy Springer (États-Unis), pourraient aussi être récompensés. Ces récepteurs agissent comme des « griffes moléculaires » sur les cellules immunitaires, les aidant à atteindre les foyers d’infection. Ils sont ciblés dans des traitements contre les maladies inflammatoires et auto-immunes.

Calendrier des Nobel 2025

La saison des prix Nobel 2025 débutera lundi 5 octobre avec le prix de médecine, suivi mardi 6 octobre par celui de physique, mercredi 7 octobre par celui de chimie, jeudi 8 octobre par le prix de littérature, vendredi 9 octobre par celui de la paix, et se conclura dimanche 12 octobre avec le prix d’économie. Chaque année, des spéculations entourent les lauréats potentiels, notamment pour le prix de littérature, où des noms comme ceux de l’Argentine Samanta Schweblin, de l’Américano-antiguaise Jamaica Kincaid ou de la Mexicaine Cristina Rivera Garza sont souvent cités. Le prix de la paix, annoncé à Oslo, suscite un intérêt particulier en raison de son caractère politique et des controverses passées, comme celle de 2025 autour de la lauréate vénézuélienne Maria Corina Machado.

Ce que ça pourrait changer

Le prix Nobel de la paix 2025 pourrait récompenser une initiative consensuelle, après la polémique entourant la lauréate 2025, **Maria Corina Machado**, qui avait remis sa médaille à l’ancien président américain **Donald Trump**. Parmi les candidats cités figurent une récompense conjointe à l’organisation *Save the Children* et à **Mykola Kouleba**, un défenseur ukrainien des droits de l’enfant, pour son combat en faveur du retour des enfants ukrainiens déportés en Russie. D’autres pistes incluent les *Emergency Response Rooms* (**ERR**) du Soudan, un réseau de bénévoles aidant les populations victimes de la guerre et de la famine, ainsi que le *Comité pour la protection des journalistes* (**CPJ**), après une année 2025 marquée par le nombre record de journalistes tués dans l’exercice de leur métier.

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