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Droit

Grand éolien : l’interdiction générale prévue par le PLUi-D du Niortais jugée illégale

LexisVeille · mis à jour 30 sept.

Grand éolien : l’interdiction générale prévue par le PLUi-D du Niortais jugée illégale Urbanisme et environnement Urbanisme Production, transport et distribution d’énergie Transition énergétique.

Plan local d'urbanisme

Le PLUi-D désigne le Plan Local d’Urbanisme intercommunal incluant le Document de Réduction des Déchets. Il s’agit d’un document d’urbanisme obligatoire pour les intercommunalités en France, qui fixe les règles d’aménagement du territoire sur plusieurs années. Dans le cas du Niortais, ce plan couvrait notamment la gestion des paysages et des milieux naturels. Le PLUi-D du Niortais prévoyait une interdiction générale des nouvelles éoliennes de plus de 50 mètres de hauteur, une mesure qui a été jugée illégale par la Cour Administrative d’Appel (CAA) de Bordeaux le 30 septembre 2026. Cette décision s’inscrit dans un cadre juridique précis, où les règles d’urbanisme doivent respecter un équilibre entre différents objectifs, notamment ceux définis par l’article L. 101-2 du Code de l’urbanisme, qui encadre les politiques publiques en matière d’aménagement durable.

Interdiction des éoliennes

Le PLUi-D du Niortais avait instauré une interdiction générale des nouvelles éoliennes dépassant 50 mètres de hauteur, une mesure justifiée par la volonté de protéger les paysages et les milieux naturels locaux. Cependant, la CAA de Bordeaux a estimé que cette interdiction était insuffisamment justifiée sur le plan juridique. La cour a considéré que les arguments avancés pour protéger les paysages et les écosystèmes ne suffisaient pas à fonder une interdiction aussi large, car ils ne respectaient pas l’équilibre requis par la loi entre les différents objectifs d’aménagement durable. Cette décision rappelle que les restrictions imposées par les documents d’urbanisme doivent être proportionnées et étayées par des motifs solides, sous peine d’être annulées par les tribunaux administratifs.

Absence de consensus local

Un autre motif avancé par la CAA de Bordeaux pour invalider l’interdiction des éoliennes était l’absence de consensus local. La cour a estimé que le refus d’autoriser de nouvelles éoliennes ne pouvait pas reposer uniquement sur ce constat, car il ne constituait pas une justification légale suffisante. En effet, les décisions d’urbanisme doivent s’appuyer sur des critères objectifs et encadrés par la loi, comme la protection de l’environnement ou l’équilibre entre les usages du territoire, plutôt que sur des considérations purement politiques ou locales. Cette décision souligne l’importance pour les collectivités de fonder leurs choix sur des bases juridiques solides pour éviter des recours coûteux et des annulations de leurs documents d’urbanisme.

Ce que ça pourrait changer

La **Cour Administrative d’Appel (CAA) de Bordeaux** est une juridiction administrative française qui a pour mission de juger les recours contre les décisions des tribunaux administratifs de première instance dans sa région. Dans cette affaire, elle a rendu un arrêt le 30 septembre 2026, déclarant illégale l’interdiction des éoliennes prévue par le PLUi-D du Niortais. La cour a rappelé que les documents d’urbanisme, comme les PLUi-D, doivent respecter un équilibre entre les objectifs fixés par l’article L. 101-2 du Code de l’urbanisme, qui vise à concilier développement durable, protection des paysages et transition énergétique. Cette décision s’inscrit dans une jurisprudence constante qui encadre strictement les marges de manœuvre des collectivités en matière d’urbanisme.

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