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Crue au Népal et au Tibet : les secours face à la menace de nouvelles coulées de boue

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 2 j

Le nombre de Canadiens portés disparus au Népal est monté à 30, jeudi..

Catastrophe en Himalaya

Une gigantesque coulée de boue a frappé la frontière entre le Népal et le Tibet (Chine) le 26 août 2026, causant au moins 472 morts et 1 400 disparus. Ce phénomène, décrit comme une mer de boue, a submergé des villages entiers des deux côtés de la frontière. Selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS), cette catastrophe a été déclenchée par l'effondrement d'une partie d'un glacier, un bloc de glace géant qui s'est brisé sous l'effet de causes encore à déterminer. L'impact a été si violent qu'il a été enregistré comme un séisme de magnitude 5,2, provoquant également de nombreux glissements de terrain, c'est-à-dire des mouvements de terre et de roches qui ont aggravé la situation. Cette région himalayenne, prisée des touristes, est régulièrement touchée par des catastrophes naturelles pendant la mousson d'été (de juin à septembre), une période de pluies intenses qui favorise les inondations et les glissements de terrain.

Risque de nouvelle vague

Les opérations de secours, menées par près de 700 pompiers équipés de drones et de chiens de recherche, sont aujourd'hui menacées par un nouveau danger : un lac de retenue formé par l'accumulation d'eau derrière les débris de la coulée de boue. Ce lac pourrait atteindre 3 millions de mètres cubes d'eau dans les trois prochains jours en raison des pluies continues, selon Chine Nouvelle, l'agence de presse officielle chinoise. Les autorités chinoises ont signalé un risque élevé de rupture de ce lac, ce qui pourrait provoquer une nouvelle crue en aval, c'est-à-dire une montée soudaine et violente des eaux en direction des zones habitées. Pour éviter des pertes supplémentaires, la Chine a suspendu les secours dans la zone sinistrée de Gyirong, un poste-frontière majeur touché par la catastrophe. Les équipes ont reçu l'ordre de rester sur place en attendant de nouvelles instructions.

Bilan humain lourd

Le bilan humain de cette catastrophe est dramatique. Côté népalais, 469 personnes sont mortes et 3 du côté chinois (Tibet), selon les autorités locales. Au Népal, 350 ouvriers et habitants ont déjà été évacués de manière risquée par l'armée, qui a également déployé deux hélicoptères pour secourir une centaine d'ouvriers coincés dans un tunnel de chantier. Au total, 350 personnes ont été évacuées de cette zone difficile d'accès en raison des conditions météo et de la crue. Côté chinois, 558 personnes sont toujours portées disparues, dont 260 étrangers, tandis que 555 touristes et 499 résidents ont été évacués. Le gouvernement népalais a également signalé que 30 Canadiens figuraient parmi les disparus. Cette catastrophe est la plus meurtrière au Népal depuis le tremblement de terre de 2015, qui avait fait environ 9 000 morts.

Réponse des secours

Face à l'ampleur de la catastrophe, les secours s'organisent malgré les difficultés. Au Népal, l'armée a mis en place des centres d'accueil pour les sinistrés, tandis que des hélicoptères et des équipes de recherche sont mobilisés pour localiser les disparus. Côté chinois, les médias d'État ont rapporté l'évacuation de 555 touristes et 499 résidents bloqués dans la zone de Gyirong Port, bien que l'accès des journalistes étrangers reste réglementé. Les opérations sont compliquées par les infrastructures endommagées, comme des routes recouvertes de boue ou détruites, qui rendent les déplacements et la recherche de victimes très difficiles. L'aide internationale, incluant des secouristes, du matériel médical, de la nourriture et des sacs mortuaires, commence à arriver, mais reste limitée face à l'ampleur des besoins. Les autorités insistent sur la priorité donnée à la recherche et au sauvetage des personnes encore en vie.

Ce que ça pourrait changer

Les inondations et glissements de terrain sont fréquents en Asie du Sud pendant la *mousson d'été* (juin à septembre), une saison marquée par des pluies intenses et prolongées. Selon les scientifiques, le *changement climatique* aggrave ces phénomènes en augmentant leur *intensité* et leur *fréquence*. Les régions himalayennes, comme le Népal et le Tibet, sont particulièrement vulnérables en raison de leur relief montagneux et de la fonte accélérée des glaciers. Cette catastrophe illustre les risques accrus liés à ces transformations environnementales. Les précédentes crues majeures au Népal remontent à 1993, avec plus de **1 300 morts** recensés. Les autorités locales et internationales soulignent l'urgence d'adapter les mesures de prévention et de secours pour faire face à ces événements de plus en plus fréquents et dévastateurs.

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