L’armée libanaise entame son déploiement dans les “zones pilotes” du sud du pays
L’armée libanaise est entrée le 21 juillet dans une localité du sud du pays dont l’armée israélienne s’est retirée, première concrétisation de l’accord-cadre conclu sous l’égide des États-Unis entre Beyrouth et Israël. Ce déploiement intervient alors que le président libanais Joseph Aoun doit s’entretenir avec Donald Trump à la Maison-Blanche.
Un accord-cadre a été signé le 26 juin 2026 entre Israël et le Liban, sous l’égide des États-Unis, pour établir des zones pilotes dans le sud du Liban. Cet accord vise à permettre à l’armée libanaise de reprendre le contrôle de certaines zones, en échange d’un retrait partiel de l’armée israélienne (Tsahal). L’objectif est de stabiliser la région, historiquement marquée par des tensions et des conflits, notamment avec le groupe armé Hezbollah. Les zones pilotes désignent des territoires spécifiques où l’armée libanaise doit effectuer des opérations de sécurité, comme des inspections ou du déminage. Cette première phase de déploiement marque le début de la mise en œuvre de cet accord, avec des actions concrètes sur le terrain.
Le 21 juillet 2026, l’armée libanaise a commencé à déployer des véhicules militaires dans la localité de Zaoutar Al-Gharbiyé, située à la frontière de la zone de sécurité israélienne. Cette zone, établie par Israël dans le cadre de sa campagne contre le Hezbollah, avait été progressivement abandonnée par Tsahal, permettant ainsi à l’armée libanaise d’y intervenir. Les soldats libanais y ont mené des opérations d’inspection et de déminage, marquant une première étape dans la reprise en main de ces territoires. Le département d’État américain avait précédemment annoncé ce déploiement, incluant également les localités de Froun et Srifa, où Israël n’était pas présent. Ce mouvement est présenté comme un signe de bonne volonté par les médias locaux.
Le déploiement militaire intervient alors que le président libanais, Joseph Aoun, effectue une visite officielle aux États-Unis, la première d’un chef d’État libanais depuis 2009. Il doit rencontrer Donald Trump à la Maison-Blanche le 21 juillet 2026 à 17 heures (heure de Paris). Cette visite s’inscrit dans un contexte de négociations complexes entre Israël, le Liban et les États-Unis, avec pour objectif de réduire les tensions dans le sud du Liban. Les médias libanais, comme *An-Nahar* et *Nida’ Al-Watan*, soulignent que cette première phase pourrait représenter les *premiers balbutiements* d’un compromis plus large, mettant fin à des années de tensions et de conflits dans la région.

