NapseflowNapseflow
Culture

70 ans du congrès des écrivains et artistes noirs à la Sorbonne 2/9 : Trente ans après le premier Congrès des écrivains et artistes noirs

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 1 j

Trente ans après le Congrès des écrivains et artistes noirs de 1956, plusieurs de ses acteurs et témoins reviennent sur cet événement où création culturelle et lutte anticoloniale se rejoignent. C'est l'occasion d'entendre sortis des archives de l'INA des extraits de discours originaux..

Contexte historique

En 1986, trente ans après le premier Congrès des écrivains et artistes noirs organisé à la Sorbonne à Paris en 1956, une émission spéciale de France Culture a réuni plusieurs acteurs et témoins de cet événement majeur. L’objectif était de rendre hommage à cette rencontre culturelle et politique, plutôt que de simplement la commémorer. Parmi les participants figuraient des figures emblématiques comme Jacques Rabemananjara, poète et homme politique malgache, René Depestre, poète haïtien, Mario de Andrade, écrivain angolais, et Christiane Diop, veuve d’Alioune Diop et directrice de la revue Présence africaine. Ces personnalités ont partagé leurs souvenirs et analysé l’impact de ce congrès, à travers des archives sonores inédites retrouvées par l’Institut national de l’audiovisuel (INA).

Objectifs du congrès

Le Congrès des écrivains et artistes noirs de 1956, organisé à la Sorbonne, avait pour ambition de créer une solidarité entre les peuples noirs du monde entier, malgré leurs origines géographiques et culturelles variées. Comme l’a souligné Alioune Diop, fondateur de la revue Présence africaine et figure centrale de l’événement, l’objectif était de rassembler des participants des États-Unis, des Antilles et d’Afrique autour d’un héritage commun : la traite des esclaves et la colonisation. Ce passé partagé devait servir de base à une lutte anticoloniale commune. À la Sorbonne, symbole de la culture occidentale, les participants ont cherché à affirmer une identité noire unifiée et à faire entendre une voix collective face à l’oppression coloniale.

Discours et symboles

Plusieurs discours marquants ont été prononcés lors du congrès de 1956, dont certains ont été réécoutés en 1986. Alioune Diop a rappelé que le dénominateur commun des participants était leur descendance des mêmes ancêtres, victimes de la traite négrière. Aimé Césaire, poète et homme politique martiniquais, a résumé l’enjeu en déclarant que le point de rencontre entre tous ces individus était la situation coloniale, c’est-à-dire l’oppression subie par les peuples colonisés. Pour Jacques Rabemananjara, le congrès a représenté une double épiphanie : une prise de conscience de soi et une reconnaissance par l’Europe. Ces discours illustrent l’ambition politique du congrès, qui allait bien au-delà d’une simple rencontre culturelle.

Impact politique et culturel

Le Congrès de 1956 a marqué un tournant dans l’histoire des luttes anticoloniales et de la création culturelle noire. En réunissant des intellectuels, des artistes et des écrivains de différentes régions du monde, il a permis de poser les bases d’une solidarité internationale entre les peuples noirs. Pour les participants, cet événement a été l’occasion de se découvrir mutuellement et de s’affirmer face à l’Europe coloniale. La Sorbonne, lieu emblématique de la culture occidentale, a servi de cadre à cette affirmation identitaire. Le congrès a ainsi joué un rôle dans la préparation des indépendances africaines et caribéennes, en donnant une visibilité et une légitimité aux revendications des peuples colonisés.

Ce que ça pourrait changer

En 1986, l’Institut national de l’audiovisuel (INA) a permis de retrouver et de diffuser des extraits des discours originaux du congrès de 1956. Ces archives sonores ont été intégrées à l’émission spéciale de France Culture, offrant aux auditeurs la possibilité d’entendre directement les voix des participants historiques. Parmi eux, René Depestre, Mario de Andrade, Christiane Diop et Jacques Rabemananjara ont partagé leurs témoignages et analysé l’héritage de cet événement. Ces archives constituent un témoignage précieux de l’histoire des luttes anticoloniales et de la construction d’une identité noire mondiale.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.