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Jeanne Herry, réalisatrice de "Garance"

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 1 h

Réalisatrice et scénariste à la tête de succès critique et populaire, Jeanne Herry sort son quatrième film "Garance" où elle suit durant huit années la vie d'une jeune comédienne, jouée par Adèle Exarchopoulos en proie à une addiction : l'alcoolisme..

Jeanne Herry et son film

Jeanne Herry est une réalisatrice et scénariste française reconnue pour ses films à succès critique et public. Son quatrième long-métrage, Garance, sort en salles le 23 septembre 2026 après avoir été présenté au Festival de Cannes 2026. Ce film explore un sujet rarement traité au cinéma : l’alcoolisme féminin. Contrairement aux représentations habituelles de l’ivresse, souvent associées aux hommes, Garance se concentre sur les mécanismes de l’addiction chez une femme, ici interprétée par Adèle Exarchopoulos. Le récit suit cette comédienne sur une période de huit années, montrant comment l’alcoolisme s’installe progressivement et comment elle tente d’y résister. Jeanne Herry avait déjà abordé des thèmes sociaux dans ses précédents films, comme l’adoption dans Pupille (2018) ou la justice restaurative dans Je verrai toujours vos visages (2023).

Adèle Exarchopoulos en héroïne

Adèle Exarchopoulos, actrice française de 32 ans, incarne le rôle principal de Garance. Elle est accompagnée par Sara Giraudeau et Sarajeanne Drillaud dans un casting qui renforce la crédibilité du film. Exarchopoulos a été choisie pour son talent reconnu, notamment après des rôles marquants dans La Vie d’Adèle (2013) ou Custody (2017). Dans Garance, elle donne vie à une jeune comédienne aux prises avec une dépendance à l’alcool, un sujet personnel et intime qui demande une grande intensité émotionnelle. Le film ne se contente pas de montrer les effets visibles de l’ivresse, mais explore aussi les rouages psychologiques et sociaux qui mènent à cette addiction, ainsi que les tentatives de la protagoniste pour s’en sortir.

L’alcoolisme féminin à l’écran

L’alcoolisme est un thème peu représenté au cinéma, surtout lorsqu’il concerne les femmes. Pourtant, il touche une partie significative de la population : en France, environ 10 % des femmes adultes seraient concernées par une consommation à risque ou une dépendance à l’alcool, selon les données de Santé publique France. Garance se distingue en abordant ce sujet sans tabou, en montrant comment l’addiction s’installe insidieusement, souvent liée à des pressions professionnelles, sociales ou personnelles. Jeanne Herry a choisi de suivre son personnage sur une longue durée, ce qui permet de montrer l’évolution de la maladie et les défis de la guérison. Le film évite les clichés et propose une réflexion sur les préjugés entourant l’alcoolisme féminin, encore souvent perçu comme un échec moral plutôt que comme une maladie.

Un projet de huit années

Le tournage de Garance s’est étalé sur huit années, un choix artistique et narratif audacieux. Cette durée exceptionnelle permet au film de capturer des moments de vie réels, comme les rechutes, les périodes de sobriété ou les transformations physiques et émotionnelles du personnage. Jeanne Herry explique que cette approche était essentielle pour rendre compte de la complexité de l’addiction, qui ne se résume pas à une simple question de volonté. Le film alterne entre des scènes de vie quotidienne et des moments de crise, offrant une immersion réaliste dans le parcours de Garance. Cette méthode de tournage a également permis à Adèle Exarchopoulos de s’imprégner pleinement de son rôle, en vivant des expériences similaires à celles de son personnage.

Festival de Cannes 2026

Garance a été sélectionné et présenté au Festival de Cannes 2026, un événement majeur du cinéma mondial qui se déroule chaque année en mai à Cannes. Ce festival est connu pour récompenser des films d’auteur et des réalisateurs émergents ou confirmés, comme Jeanne Herry. La présence de Garance dans cette compétition souligne l’importance du sujet traité et la qualité de la réalisation. Pour une réalisatrice française, une sélection à Cannes représente une reconnaissance prestigieuse, qui peut influencer la carrière du film et sa diffusion internationale. Le festival permet aussi de toucher un public plus large et de susciter des débats autour des thèmes abordés dans le film.

Ce que ça pourrait changer

Le film *Garance* sort dans un contexte où les questions de santé mentale et d’addiction gagnent en visibilité dans la société française. Des campagnes de sensibilisation, comme celles menées par l’Assurance Maladie ou des associations comme *Alcool Assistance*, visent à briser les tabous autour de l’alcoolisme. *Garance* s’inscrit dans cette dynamique en offrant une représentation nuancée et humaine de la maladie. Bien que l’article ne mentionne pas de chiffres précis sur les entrées en salles ou les critiques reçues, une sortie en septembre 2026, juste avant l’automne, est stratégique pour capter l’attention du public et des médias. Le film pourrait bénéficier d’un bouche-à-oreille positif, notamment grâce à la notoriété de Jeanne Herry et d’Adèle Exarchopoulos.

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