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Tuerie de Tumbler Ridge : des documents judiciaires révèlent des détails de l’enquête

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 19 j

Des documents révèlent qu'une confusion régnait autour du nombre de tireurs impliqués..

Fusillade à Tumbler Ridge

Le 10 février 2026, une tuerie de masse a eu lieu à l'école secondaire de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique (Canada). Cinq élèves et une aide-éducatrice ont été tués, tandis que la tireuse, Jesse Van Rootselaar, 18 ans, s'est donné la mort dans l'établissement. Jesse Van Rootselaar a également tué sa mère et son frère au domicile familial avant de se rendre à l'école. Les corps des deux victimes ont été retrouvés avec des douilles de fusil de chasse éparpillées et un fusil vide. La tragédie a provoqué une vague de deuil nationale au Canada.

Confusion sur les tireurs

Dans les heures qui ont suivi l'attaque, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a cru à la présence de deux tireurs en raison de la confusion autour de l'identité de Jesse Van Rootselaar. La police a d'abord reçu des signalements mentionnant un homme nommé Jesse Jacobs, obsédé par les armes à feu, qui s'habillait comme une femme. Un témoin a évoqué un véhicule (un VUS Hyundai Palisade) quittant le domicile familial avec des dégâts à l'arrière, suggérant une fuite. La police a aussi été informée de l'existence d'un deuxième nom, Jesse Vanrootselaar, vivant au domicile où les deux corps ont été découverts. Ce n'est qu'après l'analyse des images de vidéosurveillance de l'école que la GRC a confirmé qu'une seule personne, Jesse Van Rootselaar, était responsable de la fusillade.

Détails de l'enquête

Les documents judiciaires révèlent que Jesse Van Rootselaar souffrait de troubles mentaux et était fasciné par les armes à feu. L'enquête a permis de retrouver des preuves biologiques, des documents attestant de son lieu de résidence, ainsi que plusieurs appareils électroniques (téléphone, ordinateurs portables, cartes mémoire) saisis lors de perquisitions. Une dénonciation datée du 20 février visait à obtenir des éléments numériques comme des lettres de suicide, des manifestes ou des notes de journal intime. Les autopsies des victimes et de la tireuse ont été réalisées, mais les résultats concernant les victimes sont partiellement caviardés. Plus de trois semaines après les meurtres, 80 dépositions avaient été recueillies auprès d'enseignants, d'élèves, de secouristes et de membres de la communauté.

Rôle d'OpenAI

Le 15 février 2026, la police fédérale américaine (FBI) a informé la GRC que l'entreprise d'intelligence artificielle OpenAI avait identifié deux comptes ChatGPT utilisés par Jesse Van Rootselaar. Ces comptes contenaient des informations pertinentes pour l'enquête. Le 6 mars, une ordonnance de production a été signée par un juge, obligeant OpenAI à transmettre les enregistrements de ces deux comptes à la GRC sous 14 jours. OpenAI a confirmé avoir identifié ces comptes et précisé qu'un article du Wall Street Journal avait révélé qu'un des comptes avait été examiné en interne en juin 2025, avant d'être banni pour une conversation potentiellement liée à la fusillade. L'agent Jonathan Paquin de la GRC a indiqué qu'OpenAI ne faisait pas l'objet d'une enquête pour l'infraction commise.

Ce que ça pourrait changer

L'ordonnance de production du 6 mars incluait également des efforts pour retracer les armes utilisées lors de la fusillade. Au moins un fusil de chasse a été identifié, mais les descriptions des autres armes restent partiellement caviardées dans les documents. La GRC a mené des investigations pour localiser ces armes, bien que les détails précis ne soient pas divulgués. Par ailleurs, une section de sept pages consacrée à l'activité de Jesse Van Rootselaar sur les réseaux sociaux est entièrement caviardée, empêchant toute analyse publique de ses publications en ligne.

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