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Géopolitique

Après sa victoire contre l’Autriche, l’Espagne met en garde la France et l’Argentine : les meilleures équipes du tournoi sont désormais au nombre de trois

Le Grand Continent · mis à jour 3 juil.

La Roja se qualifie pour les huitièmes de finale, où elle affrontera le Portugal de Cristiano Ronaldo, lundi 6 juillet. L’article Après sa victoire contre l’Autriche, l’Espagne met en garde la France et l’Argentine : les meilleures équipes du tournoi sont désormais au nombre de trois est apparu en premier sur Le Grand Continent..

L'Espagne relancée

L’Espagne a mis fin à une période difficile en battant l’Autriche 3-0 en huitième de finale de la Coupe du monde 2026, le 2 juillet. Cette victoire marque son retour au plus haut niveau après des échecs en 2014, 2018 et 2022, où elle n’avait pas dépassé les phases de groupes ou les huitièmes de finale. L’équipe espagnole, qui avait remporté la Coupe du monde en 2010 et l’Euro en 2024, montre désormais un jeu collectif fluide et technique, dominé par une maîtrise du ballon et une agressivité sans possession. Cette performance place l’Espagne parmi les trois meilleures équipes du tournoi, aux côtés de la France et de l’Argentine, selon les observateurs. Le match a également permis à l’Espagne de se qualifier pour les quarts de finale, où elle affrontera le Portugal le 6 juillet.

Lamine Yamal, star confirmée

Lamine Yamal, joueur espagnol de 18 ans, a confirmé son statut de phénomène en marquant des points décisifs malgré une blessure initiale. Il est considéré comme le meilleur joueur de l’équipe et l’un des meilleurs au monde, avec une moyenne de 12 dribbles réussis par 90 minutes lors de cette Coupe du monde, un record depuis Jay Jay Okocha en 1998. Bien qu’il n’ait pas marqué contre l’Autriche, ses dribbles ont désorganisé la défense adverse. Yamal a participé à tous les matchs de l’Espagne dans les grands tournois depuis son entrée dans le onze de départ, et l’équipe n’a jamais perdu un match avec lui sur le terrain. Son retour au meilleur niveau est une excellente nouvelle pour l’Espagne avant les prochains matchs.

Mikel Oyarzabal, buteur efficace

Mikel Oyarzabal, milieu offensif de 29 ans évoluant à la Real Sociedad, a marqué deux buts contre l’Autriche, portant son total à six buts dans cette Coupe du monde. Il totalise 12 buts en 10 sélections avec l’Espagne depuis 2024. Oyarzabal, souvent sous-estimé malgré son rôle clé dans la victoire de l’Espagne à l’Euro 2024, illustre la qualité du jeu collectif espagnol. Contrairement à des équipes comme l’Angleterre qui comptent sur un avant-centre star comme Harry Kane, l’Espagne mise sur un collectif où chaque joueur peut marquer, rendant son attaque moins prévisible et plus efficace.

Portugal qualifié dans l'urgence

Le Portugal s’est qualifié pour les quarts de finale en battant la Croatie 2-1 dans un match serré et prolongé jusqu’à la 19e minute de temps additionnel. Cristiano Ronaldo, légende du football, a ouvert le score sur penalty, son premier but en phase à élimination directe d’une Coupe du monde. Gonçalo Ramos, entré en jeu, a marqué le but décisif en fin de match. La victoire portugaise a été rendue possible par l’utilisation de technologies avancées comme le Connected Ball Technology, un ballon équipé de capteurs permettant de détecter des contacts ou des hors-jeux invisibles à l’œil nu. Cette technologie a confirmé qu’un joueur croate avait touché le ballon avant le but portugais, validant ainsi l’égalisation puis le but victorieux.

Fin d'une ère pour la Croatie

La défaite de la Croatie contre le Portugal marque probablement la fin d’une génération dorée pour cette équipe, finaliste en 2018 et troisième en 2022. Des joueurs emblématiques comme Ivan Perišić, Luka Modrić (Ballon d’Or 2018) et Mario Kovačić pourraient mettre un terme à leur carrière internationale après ce tournoi. Perišić, auteur d’un but contre le Portugal, est devenu le meilleur buteur de l’histoire de la Croatie en Coupe du monde avec 7 réalisations. Cette équipe, connue pour son jeu collectif et son expérience, laisse place à une nouvelle génération, tandis que l’Espagne et le Portugal confirment leur montée en puissance.

Ce que ça pourrait changer

Donald Trump, président des États-Unis, évite soigneusement la Coupe du monde 2026, bien qu’elle se déroule dans son pays. Il n’a assisté à aucun match et n’a que brièvement évoqué l’affluence record de 4,6 millions de spectateurs, un chiffre naturel pour un tournoi de cette envergure. Cette discrétion pourrait s’expliquer par plusieurs raisons : Trump risquerait d’être sifflé dans les stades, comme cela s’est produit lors de la finale de la NBA en 2026. De plus, le football aux États-Unis est perçu comme un sport « de gauche », ce qui ne correspond pas à son électorat traditionnel. Enfin, cette Coupe du monde célèbre la diversité et la diaspora, des valeurs opposées à son discours politique axé sur la division. Son administration semble privilégier une image d’ouverture pendant l’événement, malgré des politiques migratoires controversées.

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