Charte de l’énergie : l’arbitrage entre investisseurs et États membres exclu
Charte de l’énergie : l’arbitrage entre investisseurs et États membres exclu Droit européen Organisation judiciaire.
Un décret publié le 24 septembre 2026, référencé sous le numéro 2026-896, officialise un accord entre l’Union européenne (UE) et ses États membres. Ce décret s’inscrit dans le cadre du droit européen et précise les règles applicables au traité sur la Charte de l’énergie. Ce traité est un accord international signé par plusieurs pays, dont des membres de l’UE, pour encadrer les relations économiques liées à l’énergie, notamment les investissements. Le décret stipule que ce traité ne peut plus servir de base légale pour des procédures d’arbitrage entre investisseurs et États membres de l’UE. L’arbitrage est un mécanisme permettant de régler des litiges entre une entreprise (ici, un investisseur) et un État, en dehors des tribunaux nationaux, souvent via un tribunal privé. Cette exclusion s’applique également si un État quitte le traité : la clause de survie (qui prolonge certains effets du traité après un retrait) ne peut plus permettre des arbitrages dans ce contexte.
L’accord publié par le décret exclut explicitement la possibilité pour un investisseur d’un État membre de l’UE de saisir un tribunal d’arbitrage contre un autre État membre ou contre l’UE elle-même, en s’appuyant sur le traité sur la Charte de l’énergie. Cette exclusion s’étend aux situations où un État membre décide de se retirer du traité. Par exemple, si un pays quitte la Charte de l’énergie, les litiges liés à des investissements antérieurs ne pourront plus être réglés par arbitrage sous ce traité. Cette mesure vise à clarifier l’application du traité et à éviter des interprétations divergentes qui pourraient favoriser des recours contre les États. Le décret entre en vigueur à la date de sa publication, soit le 24 septembre 2026.
Le *traité sur la Charte de l’énergie* a été signé en 1994 pour sécuriser les investissements dans le secteur de l’énergie entre les pays signataires. Cependant, son application a suscité des débats, notamment en raison des procédures d’arbitrage qui permettent aux investisseurs de contester des décisions étatiques, comme des changements réglementaires ou des politiques environnementales. Ces recours peuvent entraîner des condamnations financières importantes pour les États. L’accord publié en septembre 2026 répond à ces préoccupations en limitant strictement les possibilités d’arbitrage entre États membres de l’UE, afin de préserver leur souveraineté dans la gestion de leurs politiques énergétiques et économiques. Cette décision s’inscrit dans un contexte où plusieurs États membres, comme l’Italie ou la France, ont déjà quitté le traité ou envisagent de le faire.

