NapseflowNapseflow
Généraliste

Entretien des sentiers : Rando Québec et le SIA interpellent les partis politiques

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 24 j

Des gestionnaires de sentier au Québec demandent aux partis politiques d'adopter une politique de plein air..

Demande des organismes

Deux organismes, le Sentier international des Appalaches, section Québec (SIA-QC) et Rando Québec, appellent les partis politiques à s’engager pour la création d’une politique de plein air au Québec avant les élections provinciales prévues le 5 octobre 2026. Leur demande principale porte sur l’obtention d’un financement pérenne pour l’entretien des sentiers pédestres, estimés à 17 000 kilomètres dans la province. Ces pistes sont considérées comme des infrastructures d’utilité publique, essentielles à la santé de la population. Le SIA-QC, qui gère 600 kilomètres de sentiers entre Matapédia et Forillon, souligne que leur entretien actuel repose largement sur des bénévoles, dont l’âge moyen augmente, ce qui rend leur travail moins durable à long terme.

Sous-financement chronique

Les organismes dénoncent un sous-financement chronique des sentiers existants, les programmes gouvernementaux privilégiant souvent le développement de nouvelles infrastructures plutôt que l’entretien de celles déjà en place. Selon Daniel Bélanger, président du SIA-QC, le coût moyen d’entretien par kilomètre est d’environ 250 dollars canadiens. Malgré des initiatives pour générer des revenus autonomes, ces recettes restent insuffisantes pour assurer un entretien adéquat. Grégory Flayol, directeur général adjoint de Rando Québec, compare cette situation à une perception erronée selon laquelle les sentiers s’entretiennent seuls, comme si la nature se chargeait de tout. Pourtant, les aléas naturels (chutes d’arbres, érosion) exigent une vigilance constante pour garantir la sécurité des usagers.

Usages multiples des sentiers

Les sentiers du SIA-QC ne sont pas seulement utilisés par les randonneurs. Par exemple, Loïc Bilodeau, un pêcheur de saumon de Causapscal, emprunte régulièrement les pistes de la réserve faunique de Matane pour accéder à des cours d’eau. Pour lui, un sentier bien entretenu réduit les risques de se perdre et améliore la sécurité, surtout avec l’augmentation de l’achalandage depuis la pandémie. Les sentiers servent aussi de réseau forestier pour d’autres activités, comme la pêche ou la chasse, ce qui souligne leur rôle multi-usages dans l’accès aux espaces naturels et leur importance pour les communautés locales.

Modèle à suivre : la Route verte

Rando Québec propose de s’inspirer du modèle de la Route verte, un réseau cyclable québécois financé de manière récurrente et permanente par le ministère des Transports. Ce financement a permis un essor remarquable du vélo dans la province. Grégory Flayol souhaite que la randonnée pédestre bénéficie du même traitement, avec des investissements structurants et prévisibles pour garantir l’état des infrastructures sur le long terme. Il espère qu’à l’horizon de dix ans, la randonnée pédestre connaîtra un développement similaire à celui du vélo, à condition que l’État change de mentalité et traite ces sentiers avec la même importance que les réseaux routiers ou cyclables.

Ce que ça pourrait changer

Avec les élections provinciales de 2026 en ligne de mire, **Daniel Bélanger** prévoit d’interpeller les futurs élus lors d’un rassemblement le 12 septembre à Saint-Maxime-du-Mont-Louis, pour célébrer les **25 ans** de l’homologation du SIA-QC comme premier *sentier de Grande Randonnée (GR)* en Amérique du Nord. Les organismes demandent un engagement concret, comme un financement annuel de **100 000 dollars** pour l’entretien des pistes québécoises du SIA, afin d’assurer leur pérennité. La balle est désormais dans le camp des partis politiques, qui devront se prononcer sur cette question avant le scrutin.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.