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Le PQ, le PLQ et QS promettent tous des états généraux sur l’éducation

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 2 h

La CAQ « s’isole » sur la question, estime le chef libéral Charles Milliard..

Promesses des états généraux

Les trois principaux partis d'opposition au Québec, le Parti québécois (PQ), le Parti libéral du Québec (PLQ) et Québec solidaire (QS), ont tous promis d'organiser des états généraux sur l'éducation s'ils arrivent au pouvoir. Un état général désigne une grande consultation publique où tous les acteurs concernés (enseignants, parents, élèves, experts, etc.) sont invités à réfléchir ensemble sur une question de société et à proposer des solutions. Cette idée est présentée comme une nécessité pour repenser en profondeur le système éducatif québécois, qui n'a pas connu de réflexion d'envergure depuis 30 ans, soit depuis 1996 sous le gouvernement péquiste de Jacques Parizeau. Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a promis de lancer ces états généraux dans les 100 premiers jours de son mandat, tandis que le chef libéral Charles Milliard a affirmé y travailler depuis deux ans et souhaite que son gouvernement soit à l'origine de cette démarche. Québec solidaire, représenté par Ruba Ghazal, a également adopté cette promesse et s'est engagé à réduire de moitié le décrochage scolaire dans un premier mandat.

Opposition de la CAQ

La Coalition avenir Québec (CAQ), parti actuellement au pouvoir, s'oppose fermement à l'idée des états généraux sur l'éducation. Le chef libéral Charles Milliard a critiqué cette position en déclarant que la CAQ était isolée sur la question de l'éducation, soulignant que les trois autres grands partis partageaient cette volonté de réforme. La CAQ estime que tenir de tels états généraux retarderait les réformes nécessaires dans le système scolaire, sans préciser quelles réformes elle souhaite prioriser. Cette opposition met en lumière une divergence majeure entre les partis sur la méthode à adopter pour améliorer l'éducation au Québec.

L'école à trois vitesses

L'expression école à trois vitesses désigne une réalité du système éducatif québécois, où l'école publique est divisée en trois niveaux distincts : le cheminement régulier, les programmes particuliers offerts dans certaines écoles publiques (comme les programmes sport-études ou arts-études), et l'école privée. Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ, a reconnu l'existence de cette stratification, soulignant que 89 % des élèves du privé obtiennent leur diplôme dans les délais, contre 66 % dans le public. Cette différence met en lumière les inégalités entre ces trois types d'établissements. Un rapport de la Direction régionale de santé publique de Montréal publié en 2026 a également montré que ce système exacerbe les inégalités de santé chez les jeunes, notamment en matière de consommation de malbouffe, de confiance en soi et d'anxiété. Les écarts sont particulièrement marqués entre le privé et le public, mais aussi au sein même du public, entre les programmes réguliers et spécialisés.

Propositions des partis

Les partis d'opposition ont chacun des propositions pour améliorer le système éducatif. Le Parti québécois (PQ) souhaite valoriser la formation professionnelle, lutter contre le décrochage scolaire, remettre la culture québécoise au cœur de l'école, augmenter l'activité physique pour combattre la sédentarité, renforcer le civisme et mettre fin à la violence à l'école, ainsi que favoriser la mixité scolaire. Le Parti libéral du Québec (PLQ) a pour sa part indiqué vouloir stimuler la qualité de l'école publique sans abolir l'école privée, tout en insistant sur la nécessité de repenser le système. Québec solidaire (QS) s'est engagé à réduire de moitié le décrochage scolaire dans un premier mandat et à garantir une éducation gratuite et de qualité pour tous les enfants du Québec, en insistant sur l'égalité des chances. La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente 125 000 employés en éducation, a également appelé à la tenue d'états généraux incluant la participation de l'école privée.

Ce que ça pourrait changer

Le Parti conservateur du Québec, dirigé par Éric Duhaime, n'a pas encore pris position publiquement sur la question des états généraux en éducation. Leur plateforme électorale en matière d'éducation n'a pas encore été dévoilée, ce qui laisse planer un doute sur leur approche future. Cette absence de déclaration contraste avec les engagements clairs des trois autres grands partis, soulignant une incertitude quant à leur vision pour l'éducation au Québec.

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