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Racisme allégué au SPVM : un quatrième policier suspendu

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 5 j

Le SPVM avait annoncé en juin le démantèlement d'une unité dans l'arrondissement de Montréal-Nord..

Quatrième policier suspendu

Un quatrième policier du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a été suspendu le 19 août 2026, dans le cadre d’une enquête interne sur des allégations de gestes racistes. Cette suspension porte à quatre le nombre d’agents suspendus depuis le début des investigations. Le policier concerné travaillait auparavant dans une unité dissoute par le SPVM en juin 2026, après la révélation d’allégations graves. Le SPVM n’a pas précisé les détails des faits reprochés, invoquant le respect de l’enquête en cours. L’institution a indiqué qu’elle continuerait à informer le public de l’évolution de l’affaire, menée par sa Division des normes professionnelles.

Unité dissoute en juin 2026

En juin 2026, le SPVM a annoncé le démantèlement d’une unité composée de 16 policiers, basée au poste de quartier 39 de Montréal-Nord. Cette décision fait suite à des allégations de gestes racistes attribués à certains membres de cette unité. Selon les informations rapportées par Radio-Canada, des agents auraient coupé des dreadlocks (tresses de type rastas) sur des personnes interpellées. Le SPVM avait initialement suspendu deux policiers, tandis que d’autres avaient été désarmés et réaffectés à d’autres tâches. Un troisième policier avait ensuite été suspendu avant ce quatrième cas. Le poste de quartier 39, situé dans l’arrondissement de Montréal-Nord, est au cœur de ces allégations.

Enquêtes parallèles en cours

Deux enquêtes sont actuellement menées en parallèle pour faire la lumière sur ces allégations. La première est interne au SPVM et est confiée à sa Division des normes professionnelles. La seconde est dirigée par le Commissaire à la déontologie policière, un organisme indépendant chargé de veiller au respect des règles déontologiques par les policiers. Par ailleurs, certains agents pourraient faire face à des accusations criminelles, ce qui signifie que des poursuites judiciaires pourraient être engagées contre eux. Le SPVM a précisé qu’il ne donnerait aucun détail supplémentaire ni n’accorderait d’entrevue tant que les enquêtes ne seront pas terminées.

Ce que ça pourrait changer

Ces allégations surviennent dans un contexte de tensions récurrentes entre les forces de l’ordre et les communautés racisées à Montréal, notamment à Montréal-Nord. Le démantèlement de l’unité du poste 39 et les suspensions successives illustrent une volonté du SPVM de répondre à ces critiques. La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, avait précédemment souligné que la commission d’enquête sur ces faits était « nécessaire », reconnaissant ainsi la gravité de la situation. Fady Dagher, une figure clé du SPVM, avait également appelé à un changement de culture au sein de l’institution pour lutter contre le racisme systémique.

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