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Généraliste

Le possible retour du Royaume-Uni dans l’UE, évoqué par Burnham

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 14 j

Londres a quitté l'UE en 2020, après le référendum de 2016, mais depuis, le sujet divise les Britanniques..

Nouveau discours britannique

Le premier ministre britannique Andy Burnham, chef du gouvernement depuis juillet 2026, a rompu avec la prudence de ses prédécesseurs en évoquant publiquement la possibilité d’un retour du Royaume-Uni dans l’Union européenne (UE). Lors d’un discours au congrès du Parti travailliste, il a annoncé vouloir présenter différentes options pour les relations futures avec l’UE lors d’un sommet bilatéral prévu avant la fin de l’année. Ces options incluent le maintien du statu quo, un retour dans l’union douanière, une intégration au marché unique, ou une réadhésion complète à l’UE. Burnham, qui s’était opposé au Brexit en 2016, a jugé insatisfaisant de laisser cette question en suspens, sans préciser sa préférence parmi les scénarios proposés.

Réactions européennes

La déclaration de Burnham a été saluée par le président français Emmanuel Macron, qui a répondu par un Welcome back! lors d’une entrevue le 24 septembre 2026. Un porte-parole de la Commission européenne a également réagi en soulignant que le Royaume-Uni reste un partenaire précieux pour l’UE, tout en laissant au gouvernement britannique le soin de définir ses priorités. Le député européen Sandro Gozi a qualifié ces propos d’opportunité historique, dans un contexte où l’UE cherche à renforcer ses partenariats face à la concurrence des États-Unis et de la Chine. Cependant, cette perspective a suscité des critiques, notamment de la part des partisans du Brexit, comme Richard Tice, numéro 2 du parti Reform UK, qui y voit une trahison.

Évolution de l’opinion publique

Dix ans après le référendum de 2016 qui avait conduit au Brexit, l’opinion publique britannique semble évoluer. Selon une enquête de l’institut Survation publiée en juin 2026, 55 % des électeurs seraient désormais favorables à un retour dans l’UE si un référendum était organisé. Cette évolution contraste avec les divisions persistantes au sein de la société britannique, où certains, comme John Baker, retraité de 76 ans, se réjouissent à l’idée d’un retour complet, tandis que d’autres, comme Dougie Brown, craignent un retour des tensions politiques. Sally Jones, commerçante de 52 ans, partage cette aspiration, mais certains, comme le chercheur David Henig, mettent en garde contre les risques de raviver les déchirements du passé.

Contexte politique et économique

Le Parti travailliste, au pouvoir depuis 2024, avait fait campagne sur un programme de rapprochement avec l’UE, sans pour autant proposer une réadhésion immédiate. Un premier sommet bilatéral en mai 2025 avait abouti à un partenariat stratégique axé sur la défense et un assouplissement des relations commerciales. Un nouveau sommet est prévu pour novembre 2026, avec une volonté affichée des deux parties de le réussir, malgré des désaccords persistants, notamment sur la mobilité des jeunes et les politiques européennes de soutien à la production locale (made in Europe). L’ambassadeur de l’UE à Londres, Jukka Salovaara, a exprimé sa confiance dans la tenue de ce sommet.

Ce que ça pourrait changer

L’**union douanière** est un accord entre pays qui supprime les droits de douane sur les échanges commerciaux et harmonise les tarifs extérieurs. Le **marché unique** va plus loin en garantissant la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes entre les États membres. Le **Brexit** désigne la sortie du Royaume-Uni de l’UE, effective en 2020 après un référendum en 2016. Le **statu quo** signifie le maintien des règles actuelles sans changement. Enfin, le terme *made in Europe* fait référence aux politiques européennes visant à promouvoir les produits fabriqués au sein de l’UE pour soutenir l’économie locale.

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