Les élections partielles fédérales de 2026 devraient coûter plus de 24 millions $
Une seule élection partielle coûte en moyenne 2 millions $, et il pourrait y en avoir 12 cette année..
Les élections partielles fédérales prévues en 2026 devraient coûter plus de 24 millions de dollars aux contribuables canadiens, selon une estimation d’Élections Canada. Cet organisme, responsable de l’organisation des scrutins, précise qu’une élection partielle coûte en moyenne 2 millions de dollars. Le coût peut varier selon des facteurs comme la localisation ou la durée de l’élection. Par exemple, l’élection partielle d’août 2025 dans la circonscription de Battle River-Crowfoot a coûté 2,3 millions de dollars, un montant supérieur à la moyenne en raison de l’inflation et d’une période électorale prolongée de 49 jours. En comparaison, les 11 élections partielles de 2017 avaient coûté environ 10 millions de dollars. Élections Canada publiera un rapport détaillé sur ces coûts en 2027.
Avec 12 élections partielles prévues en 2026, cette année pourrait battre un record depuis au moins une décennie. Le précédent record datait de 2017, avec 11 élections partielles. Ces scrutins sont organisés pour remplacer des députés démissionnaires ou décédés. Trois élections partielles ont déjà eu lieu en avril 2026, et trois autres sont prévues le 31 août dans les circonscriptions de North Vancouver–Capilano, Chicoutimi–Le Fjord et Beaches–East York. Six autres élections devraient suivre dans les prochains mois. Les raisons de ces démissions sont variées : changement de carrière, nomination à un poste diplomatique ou sénatorial, ou encore problèmes de santé.
Plusieurs députés ont quitté leurs fonctions pour des raisons personnelles ou professionnelles. Par exemple, Jonathan Wilkinson a démissionné pour devenir ambassadeur du Canada auprès de l’Union européenne, tandis que Shaun Chen a quitté son siège en raison de problèmes de santé liés à un accident de voiture. D’autres, comme Alexandre Boulerice et Steven Guilbeault, ont choisi de se lancer en politique provinciale sous d’autres bannières. Certains, comme Cathay Wagantall et Larry Brock, ont annoncé leur départ sans raison clairement expliquée. Selon les experts, ces démissions pourraient être liées à l’incertitude politique après les élections fédérales de 2025, qui ont surpris les partis et leurs membres.
Le professeur Jonathan Malloy, de l’Université Carleton, attribue le nombre élevé de démissions à la surprise des résultats des élections fédérales de 2025. Le scrutin, serré et inattendu, a modifié les plans de nombreux députés. Les conservateurs espéraient former le gouvernement, tandis que les libéraux s’attendaient à poursuivre leur mandat sous Justin Trudeau. Le changement de premier ministre, Mark Carney, a accéléré les départs, car les députés n’ont pas eu le temps de s’adapter à cette nouvelle direction. Malloy compare cette situation à la transition entre Jean Chrétien et Paul Martin, mais souligne que cette fois, le changement a été beaucoup plus rapide.
Les experts, comme Dennis Pilon de l’Université York, soulignent que les Canadiens ont des opinions divisées sur ces élections partielles. Certains estiment que ces départs soudains ont des conséquences coûteuses pour la démocratie, notamment en raison des dépenses électorales et de la désorganisation qui en résulte. Cependant, Pilon note que l’opinion publique ne remet pas en cause l’équité ou l’efficacité d’Élections Canada. Le premier ministre Mark Carney a insisté pour que ces sièges soient pourvus rapidement, afin que les électeurs soient représentés à la Chambre des communes. Les élections partielles doivent être organisées entre 11 et 180 jours après la vacance d’un siège, avec une période électorale de 36 à 50 jours.
Les élections fédérales de 2025 ont marqué un tournant politique au Canada. Le Parti libéral, dirigé par Justin Trudeau, a conservé le pouvoir, mais de justesse, ce qui a surpris de nombreux observateurs. Cette élection a conduit à des changements de leadership et à des démissions rapides parmi les députés, notamment au sein du Parti libéral. Le nouveau premier ministre, Mark Carney, a ensuite déclenché des élections partielles pour remplacer les députés démissionnaires. Ces élections partielles, au nombre de 12 en 2026, reflètent les conséquences de cette période politique mouvementée.

