Revalorisation des frais d'enlèvement et de garde journalière des voitures
Revalorisation des frais d'enlèvement et de garde journalière des voitures Sécurité et Police Droit pénal.
Un arrêté publié le 13 septembre 2026 modifie les règles concernant les frais d'enlèvement et de garde journalière des voitures particulières en France. Cet arrêté s'inscrit dans la continuité d'une réglementation antérieure, notamment l'arrêté du 14 novembre 2001 qui fixait initialement ces tarifs. Il s'agit d'une mise à jour administrative visant à ajuster ces coûts en fonction de l'évolution des dépenses liées à la gestion des véhicules en fourrière. L'arrêté de 2026 aligne également les frais d'enlèvement dans les communes mentionnées à l'article 2 de l'arrêté du 28 novembre 2003, qui encadre les tarifs maxima des frais de fourrière pour automobiles dans certaines collectivités locales.
Les frais concernés par cette revalorisation sont ceux liés à l'enlèvement des véhicules et à leur garde journalière en fourrière. L'enlèvement désigne l'opération par laquelle les forces de l'ordre ou les services municipaux retirent un véhicule stationné de manière irrégulière ou abandonné sur la voie publique. La garde journalière correspond au coût de stockage du véhicule dans un lieu sécurisé, généralement géré par une entreprise privée sous contrat avec la collectivité. Ces frais varient selon la durée de stockage et sont facturés au propriétaire du véhicule une fois celui-ci récupéré. L'arrêté de 2026 actualise ces montants pour refléter les coûts réels supportés par les communes et les prestataires.
L'arrêté du 13 septembre 2026 s'appuie sur un cadre légal existant, notamment l'arrêté du 14 novembre 2001 qui fixe les tarifs de base pour l'enlèvement et la garde des véhicules. Il étend également son application aux communes visées à l'article 2 de l'arrêté du 28 novembre 2003, qui concerne les collectivités locales où les frais de fourrière sont plafonnés. Ces communes sont généralement des villes ou des agglomérations de taille moyenne ou grande, où la gestion des véhicules en infraction nécessite des infrastructures spécifiques. La revalorisation vise à harmoniser ces coûts sur l'ensemble du territoire national.
La revalorisation des frais d'enlèvement et de garde journalière des voitures répond à plusieurs objectifs. D'une part, elle permet de couvrir les dépenses réelles engagées par les communes et les prestataires pour gérer les véhicules en fourrière, notamment en matière de stockage, de sécurité et de maintenance. D'autre part, elle vise à dissuader les stationnements abusifs ou dangereux en augmentant le coût financier pour les propriétaires négligents. Enfin, cette mise à jour s'inscrit dans une logique de transparence et d'équité, en garantissant que les tarifs reflètent les réalités économiques actuelles, tout en restant encadrés par la loi.

