Les Cubains déjouent, pour l’heure
Soumis à un blocus pétrolier, en proie à des pénuries alimentaires et frappé par l’effondrement du tourisme, le régime cubain semblait voué à tomber avant la fin du printemps. Pourtant, l’île résiste, grâce au légendaire art de la débrouille cubain et à un virage express vers l’énergie solaire, raconte ce reportage du “New York Times”..
En janvier 2026, le président américain Donald Trump a imposé un blocus pétrolier à Cuba en bloquant ses importations de pétrole en provenance du Venezuela, pays allié de Cuba. Ce blocus a provoqué la pire crise énergétique que l'île ait connue, entraînant des coupures de courant généralisées durant presque toute la journée. Avant ce blocus, Cuba dépendait fortement du pétrole vénézuélien pour son approvisionnement énergétique, ce qui lui permettait de faire fonctionner ses infrastructures et son économie. Le blocus a donc privé le pays d'une source essentielle d'énergie, aggravant les difficultés économiques déjà présentes.
Malgré les prédictions de Donald Trump selon lesquelles le régime cubain allait s'effondrer, l'île résiste toujours six mois après l'imposition du blocus. Les Cubains font preuve d'une capacité d'adaptation remarquable, un trait culturel souvent décrit comme l'art de la débrouille cubain. Face aux pénuries et aux coupures d'électricité, la population et l'État ont mis en place des solutions innovantes pour survivre. Ces adaptations incluent l'utilisation de motos électriques et de pousse-pousse chinois pour remplacer les voitures américaines des années 1950, très gourmandes en essence, ainsi que l'importation de batteries au lithium pour alimenter les appareils électriques pendant les pannes.
Pour contourner les pénuries d'électricité, les Cubains ont développé un nouveau réseau énergétique décentralisé et contrôlé localement. Ils installent des panneaux solaires sur les toits des maisons et même sur les véhicules pour produire de l'électricité de manière autonome. Par ailleurs, les générateurs électriques, souvent bricolés, sont adaptés pour fonctionner au gaz naturel, une ressource plus accessible que le pétrole. Ces solutions permettent aux familles de maintenir un minimum d'activités quotidiennes, comme regarder la télévision ou utiliser un ventilateur, malgré les coupures fréquentes. Cette approche illustre une transition vers une énergie plus durable et moins dépendante des importations.
La crise énergétique s'ajoute à d'autres difficultés économiques et sociales que traverse Cuba. Le pays fait face à des pénuries alimentaires et à l'effondrement du tourisme, deux secteurs clés de son économie. Ces problèmes ont été exacerbés par le blocus pétrolier, qui a réduit la capacité du pays à importer des denrées et à maintenir ses infrastructures. Malgré ces défis, la population cubaine continue de faire preuve de résilience, en s'appuyant sur des réseaux de solidarité locaux et en trouvant des solutions créatives pour subvenir à ses besoins essentiels.
En janvier 2026, Donald Trump avait déclaré que le régime cubain allait tomber en raison des sanctions économiques et du blocus pétrolier. Cependant, six mois plus tard, Cuba reste debout, défiant ainsi les pronostics du président américain. Cette situation met en lumière la capacité de résistance du régime cubain, mais aussi la résilience de sa population. Les solutions mises en place par les Cubains montrent que, malgré les difficultés, le pays parvient à s'adapter et à maintenir une certaine stabilité, au moins à court terme.

