Les Cubains déjouent, pour l’heure, les pronostics de Trump : “On s’accroche de toutes nos forces”
Depuis six mois, l’administration Trump mise sur un blocus pétrolier pour asphyxier Cuba, convaincu que le régime ne survivrait pas à cette pression économique. Pourtant, l’île résiste contre toute attente, transformant les pénuries en opportunités grâce à une ingéniosité locale qui redéfinit les contours de sa résilience. Cette capacité d’adaptation, bien au-delà d’une simple survie, interroge les limites des stratégies de coercition américaine et révèle une forme de désobéissance systémique face à l’hégémonie occidentale.
Quelles mesures concrètes Trump a-t-il prises pour affaiblir Cuba et dans quel contexte ?
Donald Trump a imposé un blocus pétrolier contre Cuba en janvier 2026, après avoir pris le contrôle des importations vénézuéliennes de pétrole, principale source d’énergie de l’île. Cette décision a provoqué la pire crise énergétique de l’histoire récente de Cuba, avec des coupures de courant généralisées durant presque toute la journée, aggravant les pénuries alimentaires et l’effondrement du tourisme.
Comment les Cubains contournent-ils les effets du blocus et réinventent-ils leur économie locale ?
Face aux restrictions, les Cubains ont développé des solutions alternatives : remplacement des voitures américaines énergivores par des motos électriques et des pousse-pousse chinois, importation de batteries au lithium pour alimenter les appareils pendant les pannes, adaptation des générateurs au gaz naturel, et installation massive de panneaux solaires, y compris sur les véhicules. Ces initiatives créent un réseau électrique décentralisé, plus résilient et contrôlé par la population.
Pourquoi Trump et son administration sous-estiment-ils la capacité de résistance de Cuba ?
L’article suggère que l’administration Trump a sous-estimé l’art cubain de la débrouille, une tradition historique ancrée dans l’économie informelle et l’innovation bricoleuse. Cette résilience s’appuie aussi sur une forme de résistance culturelle au modèle occidental, où la survie collective prime sur les contraintes matérielles imposées de l’extérieur.
Ce que ça pourrait changer
Cette résistance cubaine pourrait inspirer d’autres régimes soumis à des sanctions économiques, démontrant que la coercition pure a des limites face à l’ingéniosité locale. À l’inverse, elle risque d’encourager Washington à durcir encore ses mesures, risquant une escalade conflictuelle sans garantie de succès. Pour l’Europe et les acteurs multilatéraux, cette situation pose la question de l’efficacité des sanctions comme outil géopolitique, surtout dans un contexte de polarisation accrue des relations internationales.

