Clémentine Mélois, écrivaine : "J'ai une lecture du monde à travers l'anecdote"
Retrouvailles avec la malice habituelle pour la publication du dixième livre de Clémentine Mélois "Chose que je croyais perdue" (éditions Gallimard, 2026)..
Clémentine Mélois est une artiste plasticienne et écrivaine française, née en 1980, connue pour son approche originale de la littérature. Elle s'est fait remarquer en 2014 avec son premier ouvrage, Cent titres, un recueil de couvertures de classiques de la littérature détournées de manière humoristique et provocante. Par exemple, elle a transformé Guerre et paix en Père et gay, jouant sur les mots et les attentes du public. Son style mêle fantaisie, ironie et réflexion sur la société contemporaine. En 2026, elle publie son dixième livre, Choses que je croyais perdues, aux éditions Gallimard, un roman qui confirme son talent pour explorer l'intime à travers des détails du quotidien. Son travail a été salué par la critique et a figuré sur plusieurs listes prestigieuses de prix littéraires, dont la deuxième sélection du prix Goncourt, ainsi que les listes du Prix des Deux Magots, du Prix Femina, du Prix Femina des lycéens et du Prix de Flore.
Le roman Choses que je croyais perdues, paru en août 2026, marque un tournant dans l'œuvre de Clémentine Mélois. Contrairement à ses précédents travaux, ce texte se concentre sur l'intime et l'ordinaire, en suivant le parcours d'une trentenaire qui fait ses cartons après une rupture amoureuse. Chaque objet devient le symbole d'une mémoire ou d'une histoire passée. Par exemple, l'autrice évoque les fourchettes en argent avec une pointe de dégoût, expliquant : « Les fourchettes en argent me dégoûtent, j’ai l’impression que des gens morts que je ne connais pas ont mangé avec. » Le roman aborde des thèmes profonds comme la perte, la trace et la disparition du désir, tout en gardant une touche de pétillance et de légèreté. L'ouvrage a été remarqué pour sa capacité à transformer des situations banales en récits poétiques et émouvants.
Clémentine Mélois explique avoir une « lecture du monde à travers l'anecdote », une approche qui consiste à observer le quotidien pour en extraire des significations plus larges. Elle utilise des détails apparemment insignifiants – comme un objet, une chanson ou une situation – pour révéler des émotions ou des vérités cachées. Par exemple, elle s'intéresse aux lits médicalisés, symboles de la fin de vie, ou aux lits du quotidien, où disparaissent les traces d'un amour passé. Cette méthode s'inscrit dans une tradition littéraire qui valorise le minimalisme et l'hyperréalisme, des courants où chaque détail compte. Elle cite notamment Georges Perec, un écrivain français célèbre pour son œuvre La Vie mode d'emploi, qui explorait lui aussi le monde à travers des observations minutieuses du quotidien.
Le roman Choses que je croyais perdues a été très bien accueilli par la critique littéraire. Il a été sélectionné pour plusieurs prix prestigieux en 2026, dont la deuxième liste du prix Goncourt, l'un des plus importants en France. Il figure également sur les listes du Prix des Deux Magots, du Prix Femina, du Prix Femina des lycéens et du Prix de Flore. Ces sélections témoignent de la reconnaissance de son travail par les professionnels du secteur. Le livre a été salué pour son originalité, son style et sa capacité à transformer des émotions universelles en récits accessibles. Les médias ont souligné son équilibre entre profondeur et légèreté, ainsi que sa capacité à captiver le lecteur grâce à des anecdotes qui résonnent avec l'expérience humaine.
En 2026, la rentrée littéraire française est marquée par une forte concurrence entre les auteurs, avec des centaines de romans publiés chaque année. Les prix littéraires comme le Goncourt, le Femina ou le Flore jouent un rôle clé dans la visibilité des ouvrages, car ils attirent l'attention des médias et des lecteurs. *Choses que je croyais perdues* s'inscrit dans cette dynamique en proposant une voix originale, à la fois poétique et décalée. L'autrice, Clémentine Mélois, est représentative d'une génération d'écrivains qui explorent des thèmes contemporains comme la solitude, la rupture ou la quête de sens, tout en utilisant des formes narratives innovantes. Son travail illustre aussi l'importance croissante des réseaux sociaux et des podcasts dans la promotion de la littérature, comme en témoigne son passage dans l'émission *Les Midis de Culture* sur France Culture.

