“Grande peur de la laitue” : aux États-Unis, l’épidémie de cyclosporose tourne à la psychose
Face à une recrudescence inhabituelle de cas de cyclosporose, une maladie due à un parasite intestinal, de nombreux Américains renoncent à manger de la laitue, par crainte de mettre en danger leur santé. Si les autorités invitent à la prudence, les professionnels de santé rappellent aussi la nécessité de continuer à consommer des fruits et légumes variés..
La laitue est un légume omniprésent dans l’alimentation américaine, occupant la deuxième place des légumes les plus consommés après les pommes de terre. Elle est un ingrédient de base dans de nombreux plats comme les sandwichs, les wraps, les tacos ou les salades composées. Son usage répandu en fait un produit essentiel dans les supermarchés et les restaurants. Cependant, cette popularité est aujourd’hui remise en cause par une épidémie de cyclosporose, une maladie parasitaire qui touche les consommateurs. Les autorités sanitaires américaines surveillent de près cette situation, car la laitue est au cœur des contaminations signalées depuis juin 2026.
La cyclosporose est une infection intestinale causée par un parasite microscopique nommé Cyclospora cayetanensis. Ce dernier se transmet principalement par l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés, notamment des légumes crus comme la laitue. Les symptômes incluent des diarrhées sévères, souvent décrites par les médias américains comme des diarrhées explosives, accompagnées de crampes abdominales, de nausées et de fatigue. Bien que rarement mortelle, cette maladie peut entraîner des complications graves, comme le montre l’épidémie actuelle aux États-Unis. Par exemple, dans le Michigan, 160 personnes ont été hospitalisées depuis le début de l’épidémie en 2026.
L’épidémie de cyclosporose qui sévit aux États-Unis en 2026 est exceptionnelle par son ampleur. Selon les données disponibles au 23 juillet 2026, près de 10 000 cas ont été recensés dans le pays, dont 7 664 dans le seul État du Michigan. L’Ohio a enregistré plus de 1 200 cas, et plus de 40 États américains ont signalé au moins un cas. Ces chiffres dépassent largement les épidémies habituelles de cyclosporose, qui touchent généralement quelques centaines de personnes par an. Les autorités sanitaires tentent d’identifier la source de la contamination, mais des liens ont déjà été établis avec des salades contaminées, notamment celles contenant de la laitue.
L’épidémie de cyclosporose a des conséquences sanitaires et économiques majeures aux États-Unis. Sur le plan sanitaire, les hospitalisations se multiplient, avec 160 personnes admises dans le Michigan depuis le début de l’année. Bien que la maladie ne soit pas mortelle dans la plupart des cas, elle peut entraîner des complications graves, notamment pour les personnes fragiles comme les enfants, les personnes âgées ou celles souffrant de maladies chroniques. Sur le plan économique, la méfiance des consommateurs envers la laitue pourrait réduire ses ventes, affectant ainsi les producteurs, les distributeurs et les restaurants. Cette situation rappelle les crises sanitaires passées, comme celle liée à la contamination par *E. coli* dans les années 2010.

