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Généraliste

Le chef du NPD est critiqué pour une déclaration sur «un génocide en cours» à Gaza

Le Devoir · mis à jour il y a 22 j

Des députés libéraux l’accusent de tenir collectivement les juifs pour responsables des actions d’Israël..

Déclaration controversée

Le chef du NPD (Nouveau Parti Démocratique), Avi Lewis, a publié un message sur X (anciennement Twitter) le 21 septembre 2026, à l'occasion de Yom Kippour, une fête juive majeure célébrée en 2026 le 21 septembre. Dans ce message, il a exprimé sa réflexion en tant que Juif canadien sur la guerre entre Israël et le Hamas, qui a débuté en octobre 2023 après une attaque du Hamas ayant fait 1 200 morts en Israël. Lewis a évoqué un « génocide en cours » commis « en notre nom » par Israël à Gaza, sans citer explicitement ce conflit. Il a souligné que, pour les Juifs, « le personnel a toujours été politique », liant ainsi sa réflexion personnelle à la situation géopolitique actuelle. Cette déclaration a suscité des réactions vives de la part de députés libéraux, dont Anthony Housefather et Ben Carr, tous deux Juifs, qui ont qualifié ses propos d'« irresponsables » et de « méprisables ».

Réactions politiques

Les députés libéraux Anthony Housefather et Ben Carr ont vivement critiqué Avi Lewis après sa publication sur X. Housefather a qualifié le message de « méprisable », tandis que Carr a jugé les propos de Lewis « naïfs » et a refusé de les qualifier d'antisémites, tout en les décrivant comme dangereux. Ils ont souligné que tenir collectivement les Juifs pour responsables des actions d'Israël est une forme d'antisémitisme, selon la définition officielle du gouvernement fédéral canadien. Cette notion de responsabilité collective est explicitement condamnée car elle peut alimenter la haine envers les Juifs. Les critiques de Lewis ont également été perçues comme une stratégie politique partisane, selon ce dernier, qui a défendu ses propos en affirmant ne pas tenir les Juifs collectivement responsables des actions d'Israël.

Contexte humanitaire à Gaza

Depuis le début de la guerre en octobre 2023, des dizaines de milliers de Palestiniens ont été tués lors d'opérations militaires israéliennes, souvent ciblées sur des zones civiles. Ces frappes ont été accompagnées de politiques israéliennes ayant conduit à une famine reconnue internationalement à Gaza. En 2026, la situation humanitaire reste critique, avec des milliers de victimes civiles et une crise alimentaire grave. Ces éléments contextuels sont souvent cités pour expliquer les tensions autour des déclarations politiques sur le conflit. Par ailleurs, des militants ont établi un lien entre la notion de responsabilité collective et des attaques contre des institutions juives, comme une fusillade survenue le 21 septembre 2026 devant une synagogue de Belleville, en Ontario, alors que des fidèles célébraient le début de Yom Kippour.

Réponse de Lewis aux critiques

Avi Lewis a réagi aux critiques en condamnant fermement l'attaque contre la synagogue de Belleville, qualifiant la situation de « terrifiante » et exprimant sa solidarité avec les Juifs présents dans la synagogue. Il a également défendu ses propos en insistant sur le fait qu'il n'a jamais tenu les Juifs collectivement responsables des actions d'Israël. Selon lui, ses déclarations visaient à exprimer la tristesse d'un Juif canadien face à la situation à Gaza, et non à attribuer une culpabilité collective. Lewis a ajouté que de nombreux Juifs partagent cette préoccupation, soulignant que le silence de certains groupes juifs canadiens sur les actions d'Israël peut donner l'impression d'un soutien implicite, ce qui alimente les tensions et les malentendus.

Ce que ça pourrait changer

L'ancien ambassadeur du Canada en Israël, Jon Allen, a souligné lors d'une commission sénatoriale en juin 2026 que certains groupes juifs canadiens pourraient donner une fausse impression de soutien aux actions israéliennes en ne dénonçant pas publiquement les politiques menées à Gaza et en Cisjordanie. Selon Allen, ce silence est perçu par les Canadiens comme une approbation des actions israéliennes, ce qui contribue à alimenter les tensions et les accusations de complicité. Cette position reflète un débat plus large au sein de la communauté juive canadienne sur la manière de concilier critique des politiques israéliennes et lutte contre l'antisémitisme. Allen, lui-même Juif, a appelé à une dénonciation plus claire des actions controversées d'Israël pour éviter les malentendus.

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