Des écologistes ciblés par Israël : « Ils veulent vider le Sud-Liban de sa faune, de sa flore, et détruire son environnement »
Au moins une dizaine de protecteurs de la nature ont été tués dans des attaques israéliennes au Liban depuis 2023, dont la « gardienne des tortues » Mona Khalil. Les survivants dénoncent des crimes de guerre.
L’article évoque une situation géopolitique tendue dans le Sud-Liban, une région frontalière avec Israël. Depuis des décennies, cette zone est marquée par des conflits récurrents, notamment entre le Hezbollah (un mouvement politique et militaire chiite libanais) et Israël. Depuis le 7 octobre 2023, date du début de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, les tensions se sont intensifiées. Israël accuse le Hezbollah de menacer sa sécurité, tandis que des écologistes locaux dénoncent une stratégie israélienne visant à dégrader l’environnement dans le Sud-Liban. Le conflit s’inscrit dans un contexte de guerre ouverte entre les deux parties, avec des échanges de tirs quotidiens et des frappes aériennes israéliennes ciblant des positions du Hezbollah.
Des militants écologistes libanais, comme Ali Darwich (coordinateur de l’ONG Green Line), sont accusés par Israël de collaborer avec le Hezbollah. Ces écologistes dénoncent une campagne de désinformation israélienne visant à les discréditer. Selon eux, Israël cherche à justifier ses frappes en les présentant comme des cibles légitimes, alors qu’ils œuvrent pour la protection de l’environnement. Les écologistes soulignent que leurs actions sont purement scientifiques et pacifiques, sans lien avec le conflit armé. Cette accusation s’inscrit dans une stratégie plus large, selon eux, pour éliminer toute opposition à l’occupation israélienne dans la région.
Les écologistes libanais alertent sur les conséquences dévastatrices des frappes israéliennes sur l’écosystème du Sud-Liban. Depuis le début du conflit, des incendies massifs ont ravagé des milliers d’hectares de forêts et de terres agricoles, réduisant la biodiversité locale. Par exemple, la réserve naturelle de Bentael, située près de Tyr, a subi des dégâts majeurs, avec des espèces animales et végétales menacées d’extinction. Les sols, pollués par les munitions et les produits chimiques utilisés lors des frappes, deviennent stériles. Les écologistes estiment que ces destructions sont intentionnelles, visant à priver la population locale de ses ressources naturelles et à faciliter une occupation durable du territoire.
Pour étayer leurs accusations, les écologistes citent des rapports d’ONG internationales comme Greenpeace ou WWF, qui documentent les dommages environnementaux dans la région. Ils mentionnent également des témoignages de scientifiques et d’agriculteurs locaux, décrivant la mort de milliers d’animaux, la destruction de cultures et la pollution des nappes phréatiques. Par exemple, des analyses de sols ont révélé des taux élevés de métaux lourds, comme le plomb ou le mercure, probablement issus des munitions utilisées lors des frappes. Ces preuves, selon eux, confirment une volonté israélienne de rendre le territoire inhabitable pour sa faune et sa flore.
La communauté internationale, notamment des organisations comme l’**ONU** ou l’**Union européenne**, a exprimé des inquiétudes quant aux conséquences humanitaires et environnementales du conflit. Cependant, aucune action concrète n’a été entreprise pour protéger le Sud-Liban. Les écologistes libanais appellent à une intervention urgente pour mettre fin aux frappes et soutenir la reconstruction écologique de la région. Ils soulignent que la destruction de l’environnement dans le Sud-Liban pourrait avoir des répercussions régionales, notamment sur la sécurité alimentaire et la santé publique. Leur appel reste sans réponse à ce jour.

