Meta : un plan de Zuckerberg pour licencier 60 % du personnel abandonné suite à une fronde
Pendant tout le premier trimestre 2026, la direction de Meta, emmenée par Mark Zuckerberg, a imaginé un plan de restructuration dans lequel elle profitait de l’IA pour se débarrasser de 60 % de ses salariés. Face à la fronde des salariés, la direction a réduit son ambition pour ne licencier « que » 10 % […].
Mark Zuckerberg, PDG de Meta, a récemment publié un manifeste intitulé «Le futur est pour tout le monde», où il exprime un optimisme marqué quant à l’emploi malgré l’essor de l’intelligence artificielle (IA). Il souligne que, même si l’IA devient très performante, les ressources informatiques resteront limitées, ce qui imposera toujours un coût d’opportunité (le choix de privilégier une utilisation plutôt qu’une autre) dans leur allocation. Selon lui, ces contraintes garantiront la persistance d’emplois, bien que l’article ne détaille pas comment cette vision s’articule avec les licenciements massifs envisagés.
En 2026, Mark Zuckerberg a envisagé de licencier jusqu’à 60 % des employés de Meta, soit environ 48 000 personnes sur un effectif total de 80 000 salariés. Ce projet, baptisé «Transformation organisationnelle», visait à transformer l’entreprise en une organisation AI native (centrée sur l’IA), avec des équipes réduites et des rôles plus fluides. Cependant, une fronde interne a contraint Zuckerberg à réduire l’ampleur des licenciements à 8 000 personnes, soit 10 % des effectifs, annoncés en mai 2026. Ces licenciements s’inscrivaient dans un contexte de pertes financières colossales : Meta devait combler un déficit de 70 milliards de dollars lié à son projet de métavers (un univers virtuel en ligne).
Le projet «Transformation organisationnelle» prévoyait de restructurer Meta en une entreprise AI-first (priorisant l’IA dans tous les processus), avec des équipes plus petites et des rôles génériques comme «builder» (créateur) remplaçant les titres traditionnels d’ingénieurs ou de concepteurs de produits. Les évaluations des performances et les promotions devaient être assistées par des systèmes d’IA, bien que Meta affirme que les décisions finales restaient humaines. L’objectif était de rendre l’organisation plus horizontale (moins hiérarchisée) et plus agile. Cependant, ces changements n’ont pas encore prouvé leur efficacité : la production de code a augmenté de 220 %, mais les améliorations concrètes des fonctionnalités n’ont progressé que de 36 %.
La direction de Meta a tenté de surveiller l’activité des employés via un projet interne analysant leurs mouvements de souris, clics et frappes au clavier, ce qui a provoqué une vive opposition. Les salariés ont interprété cette mesure comme une préparation à leur remplacement par des IA, alimentant des rumeurs de licenciements massifs. Ils ont symbolisé cette résistance avec des images d’éléphants, désignant «l’éléphant dans la pièce» (une métaphore pour un problème évident ignoré). Cette fronde a eu un impact mesurable : le taux de satisfaction des employés est passé de 74 % à 55 %, et le taux de syndicalisation a augmenté. Face à cette pression, Zuckerberg a annulé une deuxième vague de licenciements prévue pour novembre 2026.
Après l’annonce des 8 000 licenciements en mai 2026, Mark Zuckerberg a rassuré les employés restants en déclarant qu’aucune autre vague n’était prévue pour l’année en cours. Meta a confirmé l’existence du projet *«Transformation organisationnelle»*, le décrivant comme une expérimentation pour gagner en agilité, sans préciser si les réductions d’effectifs étaient définitives. L’entreprise a également nié utiliser des IA pour évaluer les performances, bien que des documents internes suggéraient le contraire. Les données sur l’impact réel de l’IA restent floues, Meta refusant de les communiquer. Cette situation illustre les tensions entre innovation technologique et gestion des ressources humaines dans les grandes entreprises.

