En Belgique, une fête nationale avant l’heure
Les Diables rouges affrontent l’Espagne à Los Angeles ce vendredi 10 juillet en quarts de finale de la Coupe du monde. Pour ce quotidien bruxellois, depuis leur victoire 4-1 contre les États-Unis au tour précédent, il se passe “quelque chose” en Belgique : le pays s’autorise “le luxe d’une fierté collective”..
La victoire de l'équipe nationale belge de football, surnommée les Diables rouges, contre les États-Unis lors de la Coupe du monde 2026 a marqué un tournant symbolique pour la Belgique. Ce match, remporté le 6 juillet 2026, a permis à la Belgique de se qualifier pour les quarts de finale de la compétition. Cette performance sportive a déclenché une vague d'enthousiasme inhabituelle dans un pays souvent caractérisé par un manque de fierté collective. Contrairement à d'autres nations où les drapeaux décorent les fenêtres pendant les grands événements sportifs, les Belges ont rarement affiché un tel engouement. Cette victoire a donc pris une dimension bien plus large que le simple cadre sportif.
La victoire des Diables rouges a été perçue comme une revanche symbolique par de nombreux Belges, notamment en raison de la polémique entourant le joueur Folarin Balogun et des déclarations de l'ancien président américain Donald Trump. Trump, connu pour ses positions controversées, avait critiqué les règles du football et adopté un ton provocateur lors de la Coupe du monde. En éliminant les États-Unis, l'équipe belge a été associée à une forme de résistance face à ces ingérences. Cette dimension politique a amplifié l'impact émotionnel de la victoire. Par ailleurs, des gestes symboliques ont renforcé cette dynamique : le roi Philippe de Belgique a traversé l'Atlantique pour soutenir l'équipe, tandis que le Premier ministre Bart De Wever a plaisanté publiquement sur Trump via les réseaux sociaux.
Depuis cette victoire, une atmosphère inhabituelle s'est installée en Belgique. Les places publiques se remplissent pour célébrer l'équipe, et des signes de soutien se multiplient, notamment sur les réseaux sociaux. Même le chat du Premier ministre, Maximus, a été associé à cette vague de moqueries envers Trump, illustrant l'ampleur de l'engouement collectif. Ces réactions montrent une forme de cohésion nationale, rare dans un pays souvent divisé sur le plan politique et linguistique. La qualification pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 a ainsi servi de catalyseur à une fierté collective, bien au-delà du cadre sportif.

