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Généraliste

Le coût de la vie au cœur des promesses du jour 2 de la campagne

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 2 j

Baisse d'impôts, panier d'épicerie, aide aux familles : des annonces à saveur économique sont au menu..

Campagne électorale

Le deuxième jour de la campagne électorale québécoise, prévue pour le 5 octobre 2026, a été marqué par des annonces économiques majeures. Les principaux partis politiques ont axé leurs discours sur des mesures destinées à améliorer le pouvoir d’achat des Québécois, un sujet devenu central dans les préoccupations des citoyens. Cette journée a également vu les chefs des différents partis se déplacer dans plusieurs régions du Québec pour présenter leurs propositions. Parmi les thèmes abordés figuraient la baisse des impôts, la réduction du coût de l’épicerie et le soutien aux familles. Les partis ont ainsi cherché à répondre à une inflation persistante qui a touché particulièrement les prix de l’alimentation (+24 %), du logement (+27 %) et des services en général (+18 %) depuis janvier 2022, selon les données de Statistique Canada compilées par l’Institut du Québec.

Partis et leurs promesses

Plusieurs partis politiques ont dévoilé des mesures économiques lors de cette deuxième journée de campagne. La Coalition Avenir Québec (CAQ), dirigée par Christine Fréchette, a mis l’accent sur des initiatives locales comme la rencontre de familles vivant dans des maisons intergénérationnelles à Disraeli et des dîners partisans dans différentes régions. Le Parti québécois (PQ), avec Paul St-Pierre Plamondon, a abordé le dossier de Northvolt, une entreprise suédoise spécialisée dans les batteries électriques, lors d’un point de presse en Montérégie. Le Parti libéral du Québec (PLQ), représenté par Charles Milliard, a annoncé une promesse électorale à Sherbrooke et a officiellement déposé sa candidature à Magog. Québec solidaire (QS), avec Ruba Ghazal, s’est concentré sur la baisse du prix du panier d’épicerie. Enfin, le Parti conservateur du Québec (PCQ), mené par Éric Duhaime, a placé la baisse des impôts des particuliers au cœur de sa journée, notamment à Québec.

Contexte économique difficile

Les élections de 2026 se déroulent dans un contexte économique particulièrement tendu au Québec. L’inflation élevée, qui a atteint +18 % pour l’ensemble des biens et services entre janvier 2022 et juillet 2026, a fortement érodé le pouvoir d’achat des ménages. Les augmentations les plus marquées concernent l’alimentation (+24 %) et le logement (+27 %), deux postes de dépenses essentiels pour les familles. Cette situation a placé le coût de la vie au cœur des débats politiques, les partis devant proposer des solutions crédibles pour soulager les citoyens. Par ailleurs, les finances publiques du Québec sont sous pression, ce qui limite la marge de manœuvre des futurs gouvernements. Les candidats ont donc dû concilier leurs promesses électorales avec des contraintes budgétaires réelles, tout en répondant à une demande croissante de mesures concrètes pour améliorer le quotidien des Québécois.

Enjeux locaux et déplacements

Chaque chef de parti a structuré sa journée autour de déplacements ciblés dans des régions spécifiques du Québec. Christine Fréchette (CAQ) a commencé sa journée à Rimouski, avant de se rendre en Chaudière-Appalaches et en Beauce. Paul St-Pierre Plamondon (PQ) a visité la Montérégie, Drummondville et Victoriaville, où il a rencontré le candidat Alex Boissonneault. Charles Milliard (PLQ) a axé sa tournée sur l’Estrie, avec des étapes à Sherbrooke, Magog et Ayer’s Cliff. Ruba Ghazal (QS) s’est concentrée sur Sherbrooke, notamment pour discuter du prix des produits d’épicerie. Enfin, Éric Duhaime (PCQ) a passé sa journée à Québec, avec des arrêts à l’aéroport international Jean-Lesage et dans la circonscription de La Peltrie. Ces déplacements reflètent une stratégie visant à toucher directement les électeurs dans les zones où les enjeux économiques sont les plus sensibles.

Ce que ça pourrait changer

Le thème du pouvoir d’achat s’est imposé comme la priorité absolue des électeurs québécois, reléguant temporairement au second plan d’autres sujets comme les *tarifs douaniers* imposés par l’administration américaine ou la question référendaire. Les partis politiques ont donc dû adapter leurs discours pour répondre à cette préoccupation centrale. Les propositions varient : baisse des impôts pour le PCQ, soutien aux familles pour la CAQ, ou encore mesures ciblées sur l’épicerie pour QS. Cette orientation reflète une réalité économique où les Québécois peinent à joindre les deux bouts, avec des dépenses de base comme le logement et l’alimentation qui ont augmenté bien plus vite que les revenus. Les candidats ont ainsi dû montrer qu’ils comprenaient cette pression quotidienne et qu’ils avaient des solutions à proposer pour y remédier.

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