L’OMS déclare la fin de l’épidémie d’Ebola en Ouganda
En RDC, l'Ebola progresse plus rapidement que la réponse sanitaire, selon l'ONU, qui demande plus de moyens..
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a officiellement déclaré la fin de l'épidémie de maladie à virus Ebola en Ouganda le 27 août 2026. Cette annonce intervient après une période de 42 jours sans nouvelle contamination, une durée correspondant à deux fois la période maximale d'incubation du virus. Aucun nouveau cas n'a été détecté depuis la guérison du dernier patient, sorti de l'hôpital le 16 juillet 2026. En Ouganda, l'épidémie a touché 20 personnes, causant 2 décès. Les 18 autres patients ont tous guéri. L'OMS et l'Africa CDC (agence sanitaire de l'Union africaine) ont salué cette réussite, soulignant que l'Ouganda a démontré qu'une réponse rapide et efficace peut stopper une épidémie d'Ebola.
L'épidémie d'Ebola en Ouganda n'était pas isolée : elle s'est déclarée simultanément dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), pays voisin, le 15 mai 2026. En RDC, la situation reste critique, avec plus de 5 650 cas confirmés et plus de 2 700 décès depuis le début de l'épidémie. Cette épidémie est désormais la plus meurtrière de l'histoire de la RDC, dépassant en seulement trois mois le bilan de l'épidémie de 2018-2020. La maladie s'est propagée à six provinces congolaises, où elle progresse de manière exponentielle, c'est-à-dire de plus en plus vite, selon l'ONU. La RDC et l'Ouganda partagent une frontière commune, ce qui facilite la propagation du virus entre les deux pays.
Plusieurs acteurs ont joué un rôle central dans la gestion de cette crise sanitaire. L'OMS (Organisation mondiale de la santé) est une agence de l'ONU spécialisée dans la santé publique. Elle a déclaré la fin de l'épidémie en Ouganda et continue de coordonner la riposte en RDC. Le Africa CDC (Centres africains de contrôle et de prévention des maladies) est une agence de l'Union africaine qui soutient les pays africains dans la lutte contre les épidémies. Son directeur, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné que l'Ouganda a agi rapidement pour maîtriser l'épidémie. L'ONU, via son secrétaire général Antonio Guterres, a alerté sur le manque de financements pour lutter contre Ebola en RDC, où seulement 48 % des 2,13 milliards de dollars américains nécessaires ont été réunis à ce jour.
L'ONU a lancé un appel urgent pour réunir 1,1 milliard de dollars américains supplémentaires afin de compléter un plan d'aide de 2,13 milliards de dollars destiné à lutter contre Ebola en RDC. À ce jour, seulement 48 % de ce montant a été financé, principalement grâce à une contribution majeure des États-Unis. Antonio Guterres a averti que les ressources actuelles ne permettront de tenir que quelques semaines, et non plusieurs mois. Sans financement supplémentaire, des opérations essentielles pourraient s'arrêter précisément au moment où elles doivent s'intensifier. L'ONU insiste sur la nécessité de mobiliser rapidement ces fonds pour éviter une aggravation de la crise sanitaire en RDC.
L'épidémie d'Ebola en RDC dépasse désormais en gravité celle de 2018-2020, avec un bilan humain et économique lourd. En Ouganda, malgré une issue positive, l'épidémie rappelle la vulnérabilité des pays face à cette maladie, qui se transmet par contact avec les fluides corporels d'une personne infectée ou d'un animal contaminé. Les agents de santé, équipés de combinaisons de protection, jouent un rôle crucial dans la lutte contre la propagation. En RDC, la situation est aggravée par des déplacements de populations et des conditions sanitaires précaires, notamment dans les camps de personnes déplacées. La fin de l'épidémie en Ouganda est une bonne nouvelle, mais la menace persiste en RDC, où la réponse humanitaire doit être renforcée pour éviter une catastrophe sanitaire.

