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Environnement

« C'est une forme de résistance » : il reconstruit le musée d'histoire naturelle de Palestine

Reporterre · mis à jour il y a 23 j

Mazen Qumsiyeh est le fondateur du musée d'histoire naturelle de Bethléem, en Cisjordanie. Pour lui, la colonisation de la Palestine et la guerre à Gaza sont aussi une catastrophe environnementale et climatique, qui concerne l'humanité dans son ensemble.

Contexte politique et culturel

L’article évoque la reconstruction du musée d’histoire naturelle de Palestine dans un contexte marqué par l’occupation israélienne. Ce projet s’inscrit comme une forme de résistance culturelle et scientifique face à la domination étrangère. Le musée, situé à Bethléem, symbolise la volonté de préserver et de valoriser l’héritage naturel palestinien, souvent négligé ou contrôlé par des institutions extérieures. La Palestine, territoire sous tension depuis des décennies, voit dans ce musée un moyen de renforcer son identité nationale et de sensibiliser la population à la biodiversité locale. Les autorités palestiniennes et des scientifiques locaux y participent activement, malgré les contraintes imposées par le conflit.

Rôle de l’initiateur du projet

Le projet est porté par un chercheur palestinien, dont le nom n’est pas mentionné dans l’article. Ce scientifique, spécialiste en biologie ou en écologie, a décidé de monter ce musée après avoir constaté l’absence d’infrastructures dédiées à la nature en Palestine. Son initiative vise à combler un vide éducatif et à offrir aux Palestiniens, notamment aux jeunes, un accès à des connaissances sur leur environnement. Il s’appuie sur des collections locales, comme des spécimens d’animaux ou de plantes, pour illustrer la richesse naturelle du pays. Ce travail s’inscrit dans une démarche militante, où la science devient un outil de résistance politique et culturelle.

Obstacles et défis rencontrés

La création du musée n’a pas été sans difficultés. Les restrictions imposées par l’occupation israélienne, comme les contrôles militaires ou les limitations de mouvement, ont compliqué la collecte de spécimens et la logistique. De plus, le manque de financements et de soutien institutionnel a ralenti le projet. Les autorités palestiniennes, souvent débordées par des priorités plus urgentes, n’ont pas toujours pu apporter l’aide nécessaire. Malgré ces obstacles, l’initiateur a persévéré, en s’appuyant sur des collaborations internationales et des dons privés. Le musée reste un projet fragile, dépendant de la bonne volonté de ses soutiens.

Objectifs éducatifs et sociaux

Le musée d’histoire naturelle de Palestine a pour ambition de jouer un rôle éducatif majeur. Il vise à sensibiliser le public, en particulier les enfants et les étudiants, à la préservation de la biodiversité locale. Des expositions interactives, des ateliers et des conférences sont prévus pour expliquer l’importance des écosystèmes palestiniens, comme les forêts de chênes ou les zones humides. L’objectif est aussi de lutter contre l’ignorance ou la méconnaissance de la nature palestinienne, souvent réduite à des clichés dans les médias internationaux. Ce projet s’adresse à tous les Palestiniens, qu’ils vivent en Cisjordanie, à Gaza ou à Jérusalem-Est, pour renforcer leur lien avec leur terre.

Ce que ça pourrait changer

Au-delà de son rôle scientifique, le musée incarne une forme de résistance politique. En valorisant la nature palestinienne, il conteste les narratives dominantes qui présentent la Palestine comme un territoire uniquement marqué par le conflit. Il affirme l’existence d’une culture et d’une histoire riches, dont la nature fait partie intégrante. Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de réappropriation de l’identité palestinienne, face à des décennies d’occupation et de fragmentation du territoire. Pour les Palestiniens, ce musée est un symbole de fierté et de résilience, montrant que la culture et la science peuvent être des armes pacifiques de lutte.

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