Le coup de poignard de Trump
L’alignement américain sur la Russie ne fait plus de doute..
Le 9 octobre 2026, Donald Trump a annoncé l’achat de 300 000 tonnes de diesel russe, ce qui revient à lever de facto les sanctions américaines contre la Russie. Cette décision est d’autant plus surprenante qu’elle contredit une loi signée par Trump lui-même seulement trois semaines plus tôt, une loi nommée d’après le sénateur défunt Lindsay Graham et conçue pour renforcer les sanctions contre la Russie et l’Iran. Cette action illustre une trahison majeure envers Volodymyr Zelensky, président ukrainien, et une incohérence politique flagrante. Depuis janvier 2025, Trump affirme publiquement que les États-Unis soutiennent la Russie dans le conflit ukrainien, marquant un tournant dans la politique étrangère américaine sous sa présidence.
Donald Trump montre une admiration marquée pour Vladimir Poutine, dictateur russe, qu’il considère comme un modèle. Cette préférence se traduit par des déclarations répétées qui reprennent mot pour mot la rhétorique russe sur la guerre en Ukraine. Par exemple, Trump a affirmé que l’Ukraine n’aurait jamais dû se défendre contre l’invasion russe, qualifiant Zelensky d’incompétent ou suggérant qu’un nouveau président ukrainien serait souhaitable. Ces propos, tenus entre février 2025 et octobre 2026, reflètent une position pro-russe constante et une hostilité envers l’Ukraine, malgré les preuves de son rôle d’agressé dans le conflit. Trump semble rechercher l’approbation de Poutine, allant jusqu’à afficher des photos de leurs rencontres à la Maison-Blanche.
L’achat de diesel russe par Trump s’explique en partie par des motivations économiques, comme la volonté de réduire les prix du carburant pour les agriculteurs américains, un électorat clé du Parti républicain. Cependant, les quantités prévues (300 000 tonnes en octobre, suivies de 500 000 tonnes en novembre) sont dérisoires : elles représentent seulement deux ou trois jours de consommation américaine. Malgré cela, Trump présente cette mesure comme une réussite majeure, un trait caractéristique de son style politique où les annonces sont souvent exagérées par rapport à leur impact réel. Cette approche reflète une tendance à privilégier les symboles et les apparences plutôt que des solutions concrètes.
Malgré les trahisons et les revirements de Trump, l’Ukraine continue de renforcer ses capacités militaires de manière indépendante. Contrairement aux prédictions de Trump et Poutine, la victoire russe n’est pas inévitable. En octobre 2026, des sources rapportent une progression ukrainienne dans plusieurs zones, notamment dans l’oblast de Zaporijjia et près de la frontière de l’oblast de Kharkiv. De plus, les bombardements ukrainiens ciblent désormais des infrastructures économiques russes, perturbant la production et le raffinage du pétrole. Cependant, les frappes russes contre des civils restent dévastatrices et posent des défis techniques et politiques, notamment pour l’Europe, qui doit faire face à un soutien limité de la part des États-Unis et de la Chine.
L’Europe dispose d’une puissance économique et technologique suffisante pour aider l’Ukraine à gagner la guerre, mais sa capacité politique et stratégique reste incertaine. Alors que les États-Unis, sous Trump, soutiennent ouvertement la Russie, l’Europe doit décider si elle est prête à assumer un rôle de leadership dans ce conflit. La question n’est pas seulement technique, mais aussi stratégique : l’Europe a-t-elle la volonté de mobiliser ses ressources pour contrer l’influence russe et chinoise ? Cette incertitude politique pourrait déterminer l’issue de la guerre, alors que les bombardements russes et les défis militaires ukrainiens persistent.

