Lutnick accuse Carney d’avoir voulu nuire au PQ en se retirant des négociations
Il affirme que la langue parlée au Québec importe peu aux Américains. « On s'en fout », dit-il..
Howard Lutnick, secrétaire américain au Commerce, a accusé le gouvernement de Mark Carney, premier ministre du Canada, d’avoir volontairement abandonné les négociations commerciales avec les États-Unis pour nuire au Parti québécois (PQ). Selon lui, cette décision visait à affaiblir le PQ, qui mène actuellement la campagne électorale au Québec. Lutnick a déclaré lors d’une conférence de presse à Washington que Mark Carney cherchait à « fabriquer » un prétexte pour empêcher le PQ de remporter les élections. Cette affirmation s’appuie sur le fait que le PQ est en tête des sondages au Québec, un contexte électoral qui ajoute une dimension politique à cette crise diplomatique. Lutnick a également minimisé l’importance de la langue française dans ces négociations, soulignant que les États-Unis ne se soucient pas de la langue parlée par les Québécois.
Lutnick a affirmé qu’un accord commercial entre le Canada et les États-Unis avait été conclu la semaine précédente, avec une poignée de main symbolisant la signature. Cependant, le Canada s’est retiré de cet accord en invoquant des raisons liées à la défense de la langue et de la culture québécoise. Cette volte-face a été interprétée par Lutnick comme une manœuvre politique partisane, visant à influencer l’élection québécoise. Il a ajouté que le président américain Donald Trump avait qualifié ces accusations de « pur mensonge », les qualifiant de fabrication politique. Lutnick a également évoqué le référendum sur la séparation de l’Alberta, prévu en octobre 2026, pour souligner que Mark Carney instrumentaliserait les tensions commerciales à des fins électorales au Canada.
Mark Carney a réagi en déclarant qu’un accord était devenu « intenable » en raison des tentatives américaines de limiter la capacité du Canada à conclure d’autres accords commerciaux et de restreindre les mesures de protection de la langue et de la culture. Cette situation a exacerbé les tensions entre les deux pays. Dès le lendemain du retrait du Canada des négociations, les États-Unis ont imposé des droits de douane de 50 % sur une série de produits canadiens. En réponse, le Canada a annoncé des droits de douane de rétorsion, déclenchant ainsi une guerre commerciale. Ces mesures protectionnistes ont mis à rude épreuve l’unité canadienne et révélé les divisions politiques internes, notamment avec les provinces qui subissent les conséquences économiques de ces tarifs.
Le Parti québécois (PQ) est actuellement en campagne électorale au Québec et mène les intentions de vote. Cette position de force électorale pourrait expliquer, selon Lutnick, la décision de Mark Carney de se retirer des négociations commerciales. Le PQ, parti souverainiste, défend une vision forte de la protection de la langue française et de la culture québécoise, ce qui a été utilisé comme argument par le Canada pour justifier son retrait des discussions. Par ailleurs, le référendum sur la séparation de l’Alberta, prévu en octobre 2026, ajoute une dimension politique supplémentaire à cette crise, car il pourrait entraîner une fragmentation du Canada et compliquer les négociations commerciales futures.

