Vers une nouvelle flambée des prix du pétrole
Pour la première fois depuis plus d’un mois, le baril de brut est repassé le 22 juillet au-dessus des 95 dollars. La reprise des frappes américaines sur l’Iran, conjuguée aux menaces de blocus des ports de la mer Rouge par les houthistes, fait craindre une nouvelle envolée des prix..
En juillet 2026, les prix des carburants ont fortement augmenté en Europe. En Suisse, le 20 juillet, le litre de diesel coûtait en moyenne 2,10 francs suisses (2,27 euros), tandis que le sans plomb 95 s’échangeait à 1,92 franc suisse (2,07 euros) et le sans plomb 98 à 2,03 francs suisses (2,19 euros). Ces hausses reflètent une tension sur les approvisionnements en carburants. Le diesel, en particulier, commence à manquer, ce qui explique son prix plus élevé. Ces prix sont mesurés dans une station-service de Molfetta, en Italie, et reflètent une tendance générale en Europe. Les causes de cette hausse ne sont pas détaillées dans cet extrait, mais elles s’inscrivent dans un contexte de tensions géopolitiques et de stocks de pétrole au plus bas depuis un an.
Aux États-Unis, le prix moyen du gallon d’essence (3,78 litres) a dépassé 4 dollars (3,50 euros) le 20 juillet 2026, soit une hausse de 34 % depuis le début de la guerre en Iran. Le prix du diesel a atteint 5,11 dollars (4,48 euros) le gallon, marquant une augmentation de 36 %. Ces hausses sont directement liées à l’intensification des frappes américaines contre l’Iran et au blocage du détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le transport du pétrole. Le détroit d’Ormuz est un passage étroit entre le golfe Persique et la mer d’Oman, par lequel transite environ un tiers du pétrole mondial. Son blocage perturbe gravement l’approvisionnement en énergie et fait monter les prix. Les stocks de pétrole sont actuellement au plus bas depuis un an, ce qui aggrave la situation.
Le 20 juillet 2026, les houthistes, un groupe armé yéménite, ont menacé de bloquer les ports de la mer Rouge, une voie maritime majeure pour le transport maritime mondial. Cette menace s’est rapidement concrétisée, perturbant encore davantage les approvisionnements en énergie. La mer Rouge relie l’océan Indien à la Méditerranée via le canal de Suez, un passage clé pour le commerce mondial, notamment pour le pétrole et les marchandises. Un blocus dans cette région pourrait aggraver la crise des prix du pétrole, déjà tendue en raison des tensions en Iran et du blocage du détroit d’Ormuz. Les experts soulignent que cette situation pourrait se prolonger, maintenant une pression sur les marchés de l’énergie.
La flambée des prix du pétrole en juillet 2026 s’inscrit dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. La guerre en Iran, qui a débuté avant cette date, a déjà provoqué des perturbations majeures sur les marchés de l’énergie. Les frappes américaines contre l’Iran et le blocage du détroit d’Ormuz, un point de passage incontournable pour le pétrole, ont réduit les capacités d’approvisionnement mondial. De plus, la menace de blocus en mer Rouge ajoute une nouvelle source d’inquiétude. Les analystes estiment que cette situation critique pourrait durer, maintenant une pression à la hausse sur les prix des carburants. Les stocks de pétrole, déjà faibles, ne permettent pas de compenser ces perturbations.

