La quatrième canicule de l'été attendue en France
La canicule risque de faire son retour sur une grande partie de la France dès la semaine prochaine, « notamment du Sud-Ouest jusqu'au Nord-Est en passant par les régions centrales », détaille La Chaîne météo. Ce serait la quatrième vague de chaleur de l'été.
Météo-France annonce une quatrième vague de chaleur pour l'été 2023 en France, avec des températures dépassant les 35°C dans plusieurs régions. Cette canicule, prévue dès le début de la semaine prochaine, s'inscrit dans une série de phénomènes météorologiques extrêmes qui touchent le pays depuis juin. Une canicule désigne une période prolongée de températures anormalement élevées, souvent accompagnée d'un faible taux d'humidité et de nuits tropicales, où les températures nocturnes ne descendent pas sous les 20°C. Ces épisodes deviennent plus fréquents et intenses en raison du réchauffement climatique, selon les scientifiques. Les régions les plus exposées incluent le sud-ouest, le centre et l'est de la France, avec des pics attendus entre le 10 et le 15 août.
Les autorités sanitaires alertent sur les dangers pour la santé publique, notamment pour les personnes vulnérables comme les personnes âgées, les nourrissons et les individus souffrant de maladies chroniques. Les canicules peuvent provoquer des coups de chaleur, une déshydratation sévère, voire des décès, comme en témoignent les bilans des étés précédents. En 2022, la France avait enregistré plus de 4 800 décès supplémentaires pendant les vagues de chaleur, selon Santé publique France. Les recommandations incluent de boire régulièrement de l'eau, de rester dans des pièces fraîches et d'éviter les efforts physiques aux heures les plus chaudes. Les services d'urgence sont en alerte renforcée pour faire face à l'afflux de patients.
Face à cette nouvelle canicule, le gouvernement français a activé le plan canicule, un dispositif mis en place chaque année depuis 2004 pour coordonner les actions de prévention et de secours. Ce plan repose sur quatre niveaux d'alerte, allant de la vigilance verte (pas de risque) à la vigilance rouge (canicule extrême). Les mairies, les départements et les associations locales sont mobilisés pour identifier les personnes isolées et leur proposer un soutien. Des points de rafraîchissement sont ouverts dans les villes, et des campagnes d'information sont diffusées à la télévision et sur les réseaux sociaux. Les employeurs sont également incités à adapter les horaires de travail pour limiter l'exposition à la chaleur.
Les vagues de chaleur aggravent les problèmes environnementaux déjà existants, comme les sécheresses et les risques d'incendie. En 2023, 70 départements français étaient déjà concernés par des restrictions d'eau, et cette nouvelle canicule risque d'aggraver la situation. Les sols, déjà secs, ne pourront pas absorber les précipitations éventuelles, ce qui augmente le risque de feux de forêt. Les écosystèmes aquatiques sont également menacés, avec des cours d'eau en baisse et des températures de l'eau trop élevées pour certaines espèces. Les agriculteurs craignent des pertes de récoltes, notamment pour les cultures sensibles comme le maïs ou le tournesol.
Cette canicule s'inscrit dans un contexte de réchauffement climatique mondial, avec une augmentation moyenne des températures de 1,1°C depuis l'ère préindustrielle. Selon le *GIEC* (*Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat*), les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, plus longues et plus intenses en raison des émissions de gaz à effet de serre. En France, les étés 2022 et 2023 ont été marqués par des records de chaleur, avec des températures dépassant localement les 40°C. Les scientifiques soulignent l'urgence de réduire les émissions de CO₂ pour limiter l'aggravation de ces phénomènes. Les négociations internationales sur le climat, comme la COP28 prévue en décembre 2023, visent à renforcer les engagements des États pour atteindre la neutralité carbone.

